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17 août 2026

Le bien triste suicide du Conseil Constitutionnel : l'administration de la mort sans Cerfa

J'ai fait aussi vite que possible pour adresser ma contribution extérieure au Conseil constitutionnel, et n'ai pu le faire autrement que dans la hâte, sans avoir terminé mon manuscrit, qui contenait donc quelques coquilles. J'ai dû adresser la version corrigée ensuite.

Je dis "manuscrit" car il y a une cinquantaine de pages A4 tout de même. Et puis, si j'ai fait une présentation de juriste, avec les fondements en droit et même sous le format d'une requête ou autre saisine juridique ou juridictionnelle, j'avoue m'être un peu autorisée quelques libertés de présentation de mon analyse au fond, parfois avec une présentation un peu terre à terre, et je crois que c'est nécessaire.

Le droit n'est pas en dehors de la société. Il faut expliquer exactement comment il est effectivement décliné, et souvent mal décliné, sur le terrain, soit comment les êtres humains, si imparfaits que nous sommes, digèrent un dispositif légal et l'appliquent au quotidien.. surtout un dispositif tel que celui-là.. tel qu'il est (très mal) écrit en substance et grave en sus dans l'ensemble auquel il se rattache, au-delà du sujet qui en lui-même est un outrage à tous points de vue : un outrage historique et un outrage juridique fondamental laïcs, d'une part, bien au-delà d'un seul outrage au sacré d'autre part, comme la propagande des partisans de cette folie sociétale, a voulu le faire croire.

Et, ensuite, c'était aussi plus amusant d'utiliser quelques formules incisives de "second degré", dans ce contexte très grave et de dénis multiples, parce que oui le sujet est très grave, et que face au déni entêté parfois il faut un peu être direct pour faire comprendre la réalité telle qu'elle est.

Donc voilà. Je ne vais pas tout publier ici, parce que 50 pages A4 ici ce n'est pas possible. Ce n'est pas le support adéquat ici. Je le publierai en entier sur un autre support.

En revanche, je publie ici l'introduction constituée notamment des visas, le sommaire, et la conclusion.

Evidemment tout le monde imaginera combien je suis extrêmement choquée par la décision qui a été rendue car évidemment le texte est inconstitutionnel, à de nombreux égards, et extrêmement dangereux pour les Citoyens et la société. Comme l'a fait noter le syndicat de la famille, sur X, de nombreux constitutionnalistes, des plus éminents, l'ont tous dit. Donc voilà, nous sommes de nombreux juristes à avoir eu une analyse similaire sur la gravité de la situation.

Cette issue m'attriste donc particulièrement, notamment parce que j'avais alerté le Conseil dans mon manuscrit sur les suites gravissimes s'il validait un tel danger pour les Citoyens, pour sa crédibilité (déjà entachée précédemment durant la Covid aux yeux des Citoyens; j'avais alors fait mon maximum pour expliquer aux Citoyens les subtilités juridiques, et j'avais ménagé le Conseil autant que possible), et plus grave pour l'usage qui en serait fait contre l'Etat de droit déjà attaqué de toutes parts, et contre les juristes alors que nous sommes les premières cibles déjà notamment de néo-anarchistes.

Là je suis donc totalement navrée, mais je ne peux pas masquer la gravité de ce qui est une véritable trahison, comparée au sens de la Constitution. Les juristes ne doivent pas être emportés par la décrédibilisation totale que le Conseil a choisi pour lui-même, librement, et en étant pleinement informé.

Ma docilité à arrondir les angles durant la covid face à ses décisions très contestées par les Citoyens - étant par nature indulgente comme compréhensive, vu la période où chacun avait pu faire des erreurs d'appréciation - a été acceptée et comprise par les centaines de personnes parfois milliers, qui me lisent, sur X, au-delà de mes publications ici.

Mais je ne peux cette fois arrondir quoi que ce soit. Le Conseil a manifestement décidé, et j'en suis terriblement navrée, de se suicider en toute connaissance de cause. Paix à son âme.

Je ne peux pas laisser la réputation de tous les juristes être emportée avec lui, et je ne le remercie pas, car je l'avais prévenu de la gravité de la situation, et j'aurais donc préféré qu'il nous épargne d'avoir à être confrontés à cela, alors que déjà l'Etat de droit est attaqué de toutes part, la Justice en particulier en réaction à des dysfonctionnements graves qu'il ne faut pas nier, et tout cela rejaillit déjà sur tous les juristes de façon désastreuse.

Je ne veux pas que demain, ceux qui n'attendaient que cela, demandent que les juges soient élus. Car c'est bien là, que la grave faute du Conseil, nous emporte, si nous nous laissons emporter. J'ai fait le choix qui s'impose donc en conséquence : le Conseil a manifestement voulu se suicider. Paix à son âme. Mais il n'emportera pas les juristes avec lui.

Aucun juriste, en tous cas aucun juriste un peu compétent, n'est d'accord avec cette décision extrêmement grave. Les quelques leurres présentés censés faire accepter cette trahison de notre Constitution, ne peuvent suffire à valider ce qu'une très large majorité de juristes considère être un texte inconstitutionnel du début à la fin et extrêmement dangereux pour tous les Citoyens.

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ci-dessous extraits de ma contribution datée du 12/08/26 (V1 corrigée des coquilles [enfin je viens de m'apercevoir que j'en avais encore oublié au moins deux ;) merci par avance pour votre indulgence] )

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TOUS DROITS d'AUTEUR RESERVES - INTERDICTION D'UTILISER CES ELEMENTS SANS ME CONTACTER AU PREALABLE POUR MON AUTORISATION ET EVIDEMMENT, ME CITER.

"À Mesdames et Messieurs les Juges membres du Conseil constitutionnel,

J’ai l’honneur de transmettre la présente version (en principe exempte des coquilles), corrigeant ma contribution extérieure personnelle adressée le 12/08/26 sur le fondement de l’article 13 du règlement intérieur du Conseil,

dans le cadre du contrôle de constitutionnalité de la proposition de Loi mal intitulée « Loi relative au droit à l’aide à mourir » en sa version n°332 (seule version publiée sur le site internet de l’Assemblée nationale ; annexe 0) déférée au Conseil (ci-après « texte déféré » ou « la proposition de loi déférée » ou en abrégé « ladite proposition » ) par plusieurs groupes de parlementaires et par le Premier Ministre et le Président du Sénat ;

Vu,

-la liberté proclamée aux articles 1 et 2 de la déclaration des droits de l’homme et du Citoyen de 1789 (ci-après « Déclaration de 1789 »), ainsi qu’au Préambule, à l’article Premier et à l’article 2 de la Constitution de 1958 modifiée en vigueur (ci-après « la Constitution ») ; ci-après « le principe constitutionnel de Liberté » qui implique le droit au respect de la vie privée, et l’existence comme sa preuve certaine, du consentement libre et éclairé révocable ;

-le sujet historiquement interdit à raison, de l’euthanasie active, que le texte déféré prétend légaliser par défaut, selon son article 2, telle que visée au I de l’article nouveau L1111-12-1 du code de la santé publique qu’il introduirait, et rémunérée à la charge de la sécurité sociale selon l’article 17 dudit texte déféré ; nouvel acte médical facilité même incité par cette prise en charge aux frais du contribuable ainsi créé, par défaut à celui de concours médical au suicide, également légalisé dans le texte déféré et rémunéré à la charge de la sécurité sociale soit créé aux frais du contribuable aussi selon les mêmes article 2 et 17, lui aussi contraire à toutes les normes et références éthiques ; et lui, en sus, contraire à la prévention du suicide : un concours contraire au principe même de fraternité prévu au Préambule et à l’article 2 de la Constitution, décliné dans le code pénal à cet égard notamment à l’article 223-6 ; soit un dispositif légal qui créerait deux actes médicaux aujourd’hui totalement contraires à l’ensemble des références éthiques et des garanties et droits constitutionnels pratiqués jusqu’ici en France ;

et la réforme proposée constitue donc à ce jour en France si ce n’est une incitation à tuer autrui délibérément puisque il y a rémunération pour cela aux frais du contribuable, une incitation au concours au suicide d’autrui, ou a minima une incitation à omettre de porter secours à autrui, concours délibéré ou omission active rétribué(e) aussi par la sécurité sociale ; trois actes flagrants punissables aujourd’hui en droit pénal notamment aux titres des articles 221-5 à 221-5-3, 223-13 et 223-14, et 223-6 précité du code pénal ; comme la promotion de l’eugénisme, au moins au titre de la mise en danger via la promotion d’un dispositif d’euthanasie médicale incontrôlable par nature, sont aussi des actes flagrants susceptibles d’être aussi retenus comme punissables au titre du droit pénal, notamment aux articles 121-3 alinéas 2 à 4, voire aux titres des articles 214-1, 214-3 et 214-4 du code pénal réprimant la pratique tendant à organisation de la sélection et mise à mort à déviances utilitaristes inévitables, au préjudice des personnes ;

déviances auxquelles hélas une réforme telle que celle proposée, a fortiori via le texte déféré, conduira inévitablement, comme le démontrent des exemples étrangers notamment récemment en Espagne, où une jeune femme handicapée a été euthanasiée sans être en fin de vie, du seul fait de son statut insupportable de victime de viol l’ayant conduite à devenir tragiquement handicapée ; euthanasiée dans des circonstances qui pourraient questionner son consentement véritable – certes controversées s’agissant d’un don d’organe poussif incitatif mais il demeure difficile d’être totalement catégorique en l’espèce vu le secret médical, et cela illustre un risque élevé en tous cas de sélection utilitariste des êtres humains selon une dignité devenue variable, qui serait difficilement évitable en cas de réalisation, et difficilement recherché a posteriori ;

les responsables de la propagande d’une telle réforme créant, au sein de l’activité médicale réglementée, un nouveau service médical rétribué pour deux nouveaux actes administrant la mort à autrui ou concourant activement à celle-ci, sont donc en principe en droit français, passibles de poursuites, pour délits flagrants voire pour crime flagrant ; on peut s’étonner que personne n’en n’ait fait état à aucun moment ; sur des sujets aussi graves, l’article 40 du code de procédure pénale devait être actionné ; les finances du Parlement ne s’en seraient aussi que mieux portées si une telle réforme totalement contraire à tous nos principes, avait été ainsi abandonnée dès l’origine, ce qui aurait libéré l’agenda parlementaire pour des textes eux nécessaires et dont la promotion n’est pas constitutive d’infractions pénales ;

et on peut s’alarmer particulièrement du fait qu’une ancienne avocate en droit pénal, ait pu ignorer purement et simplement ces éléments, à la tête de l’une des chambres de l’Institution parlementaire ; j’en suis particulièrement peinée, un tel manquement entachant très grossièrement la réputation des juristes, ce dont la Cité n’a certainement pas besoin, à l’heure d’une fronde contre les Institutions en particulier la Justice, par plusieurs courants radicaux y compris une frange néo-anarchiste très virulente, qui ont pour première cible l’État de droit ;

- de surcroît la terminologie imprécise ou posant des leurres d’obligations puisque immédiatement suivies d’une mention contraire, elle explicite, les rendant facilement contournables arbitrairement, aux articles 4 à 7, ou les formulations sémantiques inadaptées aux articles 6 et 7 qui visent exclusivement l’« administration de la substance létale » donc stricto sensu l’euthanasie et à aucun moment précisément l’absorption par le candidat lui-même, en contradiction flagrante avec l’objectif annoncé par le Législateur de réserver l’euthanasie à un choix par défaut ; ces formulations et cette imprécision, sont manifestement révélatrices d’une emprise eugéniste qui s’est emparée du Législateur et a primé depuis un certain temps dans la rédaction au sujet de la fin de vie, si ce n’est la résultante d’un jeu parlementaire, dont on comprend alors ici davantage, qu’il devrait être soumis à des règles déontologiques plus strictes ; au moins interdisant de divaguer ainsi des mois voire des années, aux frais du contribuable, sur un tel thème constitutif à raison, d’infractions pénales, car extrêmement dangereux pour les Citoyens et la société ;

-de surcroît, certaines dispositions du code de la santé publique, portant déjà atteinte au droit constitutionnel à la vie privée, a fortiori telles qu’elles sont interprétées extra lato sensu par la juridiction administrative (dernière décision du CE, patient de la Pitié-Salpêtrière) contrairement au principe établi de compétence juridictionnelle en matière de droit à la vie privée (compétence judiciaire appelée aussi de ses vœux par le Président du Sénat dans sa saisine non détaillée) ; elles privent finalement le Citoyen d’un véritable choix y compris de traitement pour sa santé, particulièrement lorsqu’il souhaite survivre grâce à la science à un problème médical ; le conduisant à refuser un autre traitement l’expédiant assurément vers la mort ; et ce sans contestation véritable possible ou sans recours ou sans recours adéquat, qui devrait être prévu(e), en principe près un tribunal judiciaire collégial, s’agissant d’un choix si important relevant de la vie privée et appelant des expertises judiciaires contradictoires ;

par suite, en désespoir de cause du fait de cette distorsion déjà établie, l’individu subirait inévitablement une incitation forte, à caractère eugéniste, à opter pour le service médical d’administration de la mort ou de concours à celle-ci, proposé par le texte déféré, précisément en cas de refus de traitement ; ce qui est souvent le cas et prévisible comme régulier, puisqu’en réalité avec d’autres dispositions du code de la santé publique manifestement interprétées aussi de façon déséquilibrée, aucun véritable autre choix que la mort, lente ou rapide, n’est alors offert au Citoyen ; et c’est encore plus vrai s’il n’est pas assez riche pour se voir proposer une autre option ; la garantie constitutionnelle de protection de la santé est donc déjà vidée de sa substance par l’interprétation extra lato sensu destructrice et génératrice d’aléa arbitraire du code de la santé publique ; le texte déféré ne ferait qu’achever ce déclin de la science au service de la volonté du Citoyen lorsqu’il en a besoin (et qui paie pour cela toute sa vie), vers l’eugénisme ; déclin manifestement déjà engagé ;

-ensuite l’outrage de cette création d’un nouveau service médical constitué d’actes médicaux nouveaux, celui de provocation délibérée de la mort d’autrui et celui de concours délibéré à la mort d’autrui, rémunérés aux frais du contribuable, telle qu’introduite par le texte déféré : non seulement en artifice au milieu de dispositions purement formelles relatives au devoir d’information des usagers du service public, aussi en double artifice, comme faisant corps avec la Première partie du code de la santé intitulée « Protection générale de la santé », au livre Premier de celle-ci au sein du code de la santé publique, lui-même intitulé «  Protection des personnes en matière de santé », et dans le Titre I dont l’intitulé indique aussi qu’il traite de dispositifs applicables à un public plus large que les seuls patients, incluant expressément au-delà, les « usagers du système de santé » ;

le texte déféré, issu de multiples artifices sémantiques manifestement très dangereux par volonté délibérée de confondre tout et son contraire, soulève donc par nature, des enjeux inégalés sous la Ve République en France, et sans doute inégalés depuis la seconde guerre mondiale vu la dénaturation totale du droit à la protection de la santé dont la garantie fut adoptée en 1946 au onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, qu’il engendre ainsi, achevant même de priver celle-ci de sa substance, sous une double apparence organisée de droit fondamental opposable à mourir via une simple formalité.. faisant dans l’hypothèse ne serait-ce que d’une erreur – sans parler des abus -, un dysfonctionnement administratif devenu létal, ressenti comme un simple défaut d’information donc ici de façon inédite.. ; soit la pulvérisation intégrale par confusion délibérée, de tous les repères d’adéquation et de proportionnalité ;

-la dite proposition de loi réputée à tort adoptée définitivement par le Parlement au fondement de l’alinéa 4 de l’article 45 de la Constitution ; alors même que ce dernier prescrivait a contrario, l’inverse : lu ensemble avec la dénaturation précitée et les autres impératifs constitutionnels rappelés ci-dessus et ci-après, et considérant le rejet exprès remarquable par la société civile qualifiée notamment les institutions représentatives des professions médicales ou juridiques, et le rejet massif par le Parlement vu la minorité parlementaire de 33 % seulement l’ayant votée effectivement ; ce que le Constituant de 2008 n’a certainement pas voulu entériner comme étant un texte voté au sens de la première phrase de l’article 24 de la Constitution ;

-Non seulement la contrariété évidente à la Constitution qui ressort de la confrontation des prescriptions procédurales de la Constitution (infra II, article 40, 5, 55, 54 de la Constitution) - nonobstant en dernier lieu votre décision datée du 17 juin 2026 (2026-7 RIP) -, à une telle réforme irréaliste par nature et singulièrement au texte déféré ; confrontation qui éclaire aussi très aisément le défaut établi de légitimité démocratique au sein de notre société tel que visé ci-dessus, qui peut donc interroger au titre de l’article 24 de la Constitution ;

étant entendu que votre décision du 17 juin interroge alors sur le sens du terme « social » et des compétences constitutionnelles pourtant attribuées par le Constituant à la société civile non spécialisée, à d’autres endroits de la Constitution notamment concernant le CESE, et auquel le sujet aussi grave de l’état des personnes devrait alors aussi échapper pour une bonne cohérence de la stricte interprétation faite de l’article 34 ensemble avec votre décision ;

notons aussi la contrariété évidente à la Constitution notamment l’incompétence négative aux titres des articles 7 et 8 de la déclaration de 1789, ressortant de l’éclairante confrontation d’une telle réforme irréaliste par nature et singulièrement du texte déféré (qui manque à encadrer tant le champ d’application que le processus, et même à définir clairement ou à définir tout simplement, les critères minimum dont le défaut doivent constituer l’inapplicabilité de l’exonération pénale..), aux obligations constitutionnelles substantielles (infra I) et de bon sens, dont la vocation est : d’une part de protéger l’individu, ici qui serait éligible à l’acte de concours médical au suicide et susceptible par défaut d’être euthanasié activement, dans cette proposition de loi ; et d’autre part, protéger tous les autres Citoyens de tous les impacts qui pourraient découler de l’un ou l’autre acte létal en cause, a fortiori tels que prévus par le texte déféré ; soit la garantie du droit à la protection de la santé, le droit à la dignité non utilitariste, et l’obligation de la sauvegarde de l’État de droit pour tous et chacun, pas seulement la personne qui serait éligible ; en conséquence la nécessité aussi de sauvegarde de l’ordre public, la sécurité et la sûreté dues aux Citoyens, le droit au recours ou le droit au juge, et à réparation dans le cadre du droit au procès équitable et à l’exécution des décisions de Justice ; autant de droits constitutionnels aussi consacrés par le Conseil, atteints substantiellement et de façon injustifiée, si ce n’est totalement anéantis, par le texte déféré ;

cet État de droit en vigueur patiemment et solidement construit durant des décennies, si ce ne sont des siècles, d’épreuves parfois barbares, toujours révélatrices, perpétrées aussi parfois en blouse blanche dans des lieux fermés d’expérimentation sur l’être humain déporté et détenu arbitrairement ; ces devoirs et obligations constitutionnelles (I et II) étant, sous réserve de ne pas être dénaturés, les garanties propres à assurer le respect des droits constitutionnels des Citoyens, prescrit à tous notamment à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen visée au préambule de la Constitution de 1958, en vigueur, et au onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, et même à la première phrase du premier alinéa de l’article 5 de la Constitution ;

ces devoirs et obligations constitutionnels sont aussi les garanties propres à assurer le respect des droits fondamentaux que la France s’est aussi engagée par Traités, à la lumière de son Histoire, à respecter et à faire respecter ; ce que la Constitution impose également à tous en ses articles 5 (alinéa 2 in fine), 55 et 54 ;

État de droit en vigueur qui exclut nécessairement qu’y soit substitué un État sanitaire hygiéniste et sélectif autrement dit eugéniste, ce que constituerait à brève échéance tout service médical rétribué aux frais du contribuable, administrant délibérément la mort à autrui ou concourant à celle-ci, comme le démontrent tant d’exemples à l’étranger ; même avec prétendu consentement, à supposer que les individus concernés l’aient effectivement donné alors que la certitude dans un tel processus est impossible par nature (comme le regretté Robert Badinter l’avait justement souligné en audition parlementaire en 2008, voir infra), même pire ; car au-delà de l’abdication fraternelle alors actée, contraire au Préambule et à l’article 2 de la Constitution, et dont on ne sait où telle dénaturation principielle pourrait conduire le corps social, un tel État sanitaire inévitablement sélectif serait aussi dangereux en terme d’arbitraire, qu’un État principiellement coercitif a priori par dénaturation des principes ou doté de moyens technologiques ou médicaux toujours plus intrusifs sans contrôle adéquat ni même possible ; et tout autant dangereux encore qu’un État néo-anarchiste prétendu libéral et bienveillant doté de moyens technologiques et médicaux intrusifs incontrôlables et incontrôlés ; de surcroît, en cas de provocation médicale de la mort à autrui ou concours médical au suicide d’autrui, comme en cas de provocation de la mort par utilisation de la force par la puissance publique et dont elle a le monopole, si un tel État ou cette puissance publique était présumé(e) a priori bien intentionné(e), alors que l’obstacle systémique ou de fait à démontrer l’inverse, est dénié, organisé ou aggravé ; étant entendu de surcroît en l’espèce, que le service créé n’est pas seulement un service réalisé dans le cadre d’un service public, il s’agit aussi d’un service privé, avec toutes les dérives afférentes ;

cet État de droit en vigueur que la Constitution non travestie en ses principes, garantit encore à ce jour, et dont le Conseil constitutionnel est le gardien ultime non seulement aux côtés des juridictions des deux ordres, aussi dans le processus interne normatif légal ou réglementaire, lorsque les autres Institutions internes chargées aussi de la conformité constitutionnelle de ce processus, font défaut, spontanément ou sous une emprise quelconque, comme notre Histoire a montré que cela peut arriver.

Plaise au Conseil de déclarer contraires à la Constitution,



Le Législateur devait, sans reporter sur le Conseil constitutionnel la responsabilité du respect de la Constitution, notamment les Présidents des chambres au Parlement, actionner, lors du processus législatif, l’article 40 de la Constitution voire l’article 40 du code de procédure pénale, comme dit précédemment, et clairement rappeler en nombre les obligations constitutionnelles matérielles auxquelles le texte se heurtait, et mettre un terme au processus législatif ; et il devait donc aussi « respecter les engagement internationaux souscrits par la France », et dont le sens, porté par notre Histoire, ne saurait être dénaturé, car la protection des Citoyens le commande.

Dans ce concert de renoncements, les saisines du Conseil par de nombreux parlementaires sont un signe rassurant de résistance. Elles sont l’application respectueuse, que l’on peut saluer, du devoir du Législateur de respecter la Constitution et les engagements internationaux de la France.

Je ne peux que souhaiter que le Conseil n’y manquera pas, et regretter vivement les graves renoncements institutionnels précédents à garantir l’application de la Constitution, et le respect des engagements internationaux, renoncements sans aucune ambiguïté contraires à la Constitution qui y oblige expressément les Présidents de chambre comme le Premier Ministre et le Président de la République, à tous les stades d’élaboration.

Renoncements contraires aux intérêts du Peuple français.

Je remercie vivement les parlementaires qui ont résisté.

Si des contingences électoralistes ou la contingence de la nécessité de compromis budgétaire pour une stabilité politique, face à des sujets secondaires, peu(ven)t prévaloir et conduire à un défaut institutionnel sans dommage disons un partage de la responsabilité institutionnelle sans dommage, en reportant sur le Conseil constitutionnel la charge de faire respecter la Constitution, le grave sujet ici n’aurait pas dû autoriser de tels renoncements institutionnels. La vie ou la mort des Citoyens, est un sujet dont l’enjeu dépasse les contingences habituelles.

Les obligations constitutionnelles faites à ces Institutions de faire elles-mêmes respecter les engagements internationaux de la France et la Constitution avant d’en appeler au Conseil constitutionnel, n’ont pas de plus vibrante raison d’être, que la question de la vie ou la mort des Citoyens.

Sous toutes réserves"

20 juillet 2020

Sommet EUCO de relance UE post covid-19 : l'heure des preuves d'amour, ou choisir le chemin du respect des Peuples.


En suite de mon analyse des chiffres du chômage et de l'emploi en France (voir ICI), je ne peux que déplorer les indications qui apparaissent dans les chiffres dans le très mauvais sens du déclassement possible de près de 10% de la population active française; état de fait qui ne date pas d'hier, mais qui doit être l'objet de politiques publiques qui le corrigent, ou à tout le moins, ne l'aggravent pas, ce qui n'est hélas pas suffisamment le cas.

Aussi, à l'heure du sommet de l'Union en cours, sur la relance post pandémie, au cours duquel les négociations se révèlent difficiles, ce moment de décision collective me paraît être une opportunité de levier formidable.

Tout le monde sait que c'est la politique du moins disant qui l'a trop souvent emporté dans l'Union, pendant trop longtemps. A ce sujet, il n'est pas trop tard pour bien faire je pense. Il est possible de réconcilier les Peuples de l'Union, avec l'Union.

A mes yeux, aucune aide de l'Union Européenne pour la relance économique post covid-19, quelle que soit sa forme (subvention ou prêt), ne doit pouvoir être reçue par un Etat pour financer des mesures qui portent atteinte aux droits fondamentaux des Citoyens. Tous leurs droits fondamentaux (justice, travail, logement, sécurité).

Ça va mieux en le disant. Mais il ne suffit pas de le dire.

En France, comme d'autres pays membres, sur le fondement de l'ensemble des principes fondamentaux nationaux, européens et internationaux en vigueur, l'emploi à sa juste place et l'évolution professionnelle, comptent parmi les droits fondamentaux des Citoyens. Comme les droits d'auteur.

Les atteintes aux droits fondamentaux des individus sont non seulement inacceptables du point de vue de la condition humaine et du respect de l'être humain en tant que tel, ce qui suffit pour les ériger en critère d'exclusion de toute aide financière, de l'Union ou nationale d'ailleurs, mais elles sont aussi contre-productives du point de vue économique.

Notamment (ce n'est pas exhaustif) toute mesure conduisant au déclassement d'un Peuple de l'Union (comme l'encouragement à l'embauche massive et à la stagnation, au plus bas salaire...) doit être écartée de tout financement de l'UE, qui doit aussi exiger une étude très stricte de ce critère avant tout versement de fonds.

Ainsi, les Etats membres seraient encouragés, dans le bon sens... pour une véritable croissance solide et respectueuse des personnes, et d'une pierre deux coups : l'Union européenne retrouverait peut-être un peu de sens aux yeux des Peuples.

Ils attendent des preuves d'amour, pas des subventions ou aides au déclassement...et à la pauvreté de masse !

A suivre.

(mes droits d'auteure sont réservés)

https://twitter.com/Severine_Serres/status/1285155960676327425?s=20




08 juillet 2019

Adieu Vincent

Cher Vincent,

C'est à toi que je veux penser et parler maintenant que nous apprenons le caractère irréversible des conséquences de l'arrêt de ton hydratation depuis 6 jours.

C'était le but recherché par ceux qui ont décidé cela.

Et c'est bien l'arrêt de l'hydratation en particulier, au-delà de l'arrêt de la nutrition, qui provoque la mort.

Ce serait aussi vrai pour n'importe quel être humain, en parfaite santé.

Je ne sais pas ce que tu penserais de ceux qui se succèdent sur les plateaux tv, pour venir dire l'exact contraire de cette vérité scientifique.

Je ne crois pas qu'ils honorent plus ta mémoire par un tel déni, que ceux qu'ils dénoncent pour leurs croyances qui y porteraient atteinte selon eux.

Ils sont si peu courageux pour admettre la vérité de ce qui se passe... certes tu es "sédaté" répètent-ils en boucle pour se justifier... disons plus clairement les choses : tu es drogué pour ne pas ressentir la douleur qu'entraînent la faim, et surtout la soif, jusqu'à décès.

Mes prières se joignent donc à celles de tes proches et amis, à l'heure où ces privations ont causé une situation irréversible sur ta santé.

Je regrette que tu n'aies pas pu exprimer toi-même ton choix. Si des directives expresses peuvent être une indication non contestable quant à la volonté de l'intéressé qui les a écrites et au moment de leur écriture (absentes dans ton cas), tous les médecins qui ne mentent pas, savent que n'importe qui est conscient d'être en danger de mort (et dans ton cas, cette question ne se posait pas présentement, et ne se posait plus depuis ta réanimation et stabiliation il y a 10 ans...): supplie à 99% des cas au moins son médecin, de tout faire pour le sauver.

Toi, tu n'as pas eu la chance de pouvoir crier "sauvez-moi" comme ces 99%.

Si des directives expresses de choix du pire elles-mêmes peuvent être contredites par l'interessé et c'est le cas dans plus de 99% des cas où un être est consciemment face à la mort (c'est d'ailleurs entériné dans la loi pour cette raison), comment ne pas comprendre que des propos rapportés ne doivent pas pouvoir être considérés comme preuve suffisante de la volonté d'autrui pour décider à sa place de sa vie ou sa mort !
C'est bien trop dangereux, cela apparaît dorénavant comme une évidence à de nombreuses personnes qui ne l'avaient pas compris avant.

Et il est évident, que l'hydratation ou la nutrition, à elles seules, ne doivent pas pouvoir être considérées comme un acharnement thérapeutique, pour un être humain qui n'est pas en fin de vie. Le danger est trop grand, a fortiori pour les plus fragiles.

Ceci étant dit, les quelques articles fondamentaux infra me font inlassablement méditer depuis une semaine, tout en pensant à toi. Je n'en n'ai pas parlé par respect pour l'intimité de ta famille, dont j'ai compris combien des douleurs profondes avaient pu être projetées sur toi.
Et je sais combien un tel fardeau de projections héréditaires, peut être lourd à porter.

Art 6 Déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789
[La loi] doit être la même pour tous[...] 
Art 11 Préambule de la Constitution de 1946
[La loi] garantit à tous[...], la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison [...] de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.
Article 3 Déclaration universelle des droits humains 1948 
Tout individu a droit à la vie [...].
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé[...] notamment pour l'alimentation, [...] les soins médicaux [...]; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, [...] ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. 
Article 29
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. 
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. 
ARTICLE 2 Convention européenne des droits de l'Homme
Droit à la vie
1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La
mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en
exécution d’une sentence capitale prononcée par un tribunal au
cas où le délit est puni de cette peine par la loi.
2. La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de
cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force
rendu absolument nécessaire :
a) pour assurer la défense de toute personne contre la
violence illégale ;
b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher
l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;
c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une
insurrection. 
ARTICLE 3
Interdiction de la torture
Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements
inhumains ou dégradants. 
ARTICLE 17
Interdiction de l’abus de droit
Aucune des dispositions de la présente Convention ne peut être
interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou
un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits ou libertés
reconnus dans la présente Convention ou à des limitations
plus amples de ces droits et libertés que celles prévues à ladite
Convention. 
ARTICLE 18
Limitation de l’usage des restrictions aux droits
Les restrictions qui, aux termes de la présente Convention, sont
apportées auxdits droits et libertés ne peuvent être appliquées que
dans le but pour lequel elles ont été prévues.

Fort heureusement, le principe de droit à la mort ou celui de droit à la mise à mort, d'un être vivant, ne sont pas évoqués dans notre bloc constitutionnel ni dans la Déclaration universelle des droits humains. C'est bien le droit à l'existence, sans discrimination, et le droit à la vie, même en cas d'invalidité, qui y apparaîssent sanctuarisés, et non le droit à la mort, encore moins le droit à la mise à mort, d'un être vivant.

Et le droit à la vie est donc bien sanctuarisé dans le droit français, dans le droit international, et dans la convention européenne des droits de l'Homme que doit en principe garantir la Cour Européenne des droits de l'Homme.

Encore faudrait-il, donc, que cela soit appliqué.

Juriste, je suis évidemment consternée que le droit fondamental en vigueur ne soit pas appliqué, au profit d'une simple loi...extrêmement dangereuse, a fortiori si son application s'exonère du droit fondamental, pour les personnes les plus fragiles, qu'il a vocation à protéger en premier lieu.

Au-delà du droit, ceux qui ont voulu cette issue mortifère sans aucun retour, pour toi, et ceux qui ont su exploiter un texte dangereux jusqu'à effacer des valeurs fondamentales dans l'indifférence généralisée, et su exploiter les conflits douloureux de votre famille vers une mise à mort avec privation de toute option de soins spécialisés (dont d'autres polytraumatisés comme toi bénéficient, eux) depuis 10 ans, affronteront peut-être un jour le regard et les questions de ta fille, au-delà de leur propre conscience si elle renaît un jour...- il me semble à moi qu'ils ne puissent arguer d'en disposer plus que toi...- et qui les bouleverseront alors peut-être plus qu'ils ne le pensent.

Leur marketing militant de l'apaisement prétendu en suite d'une telle décision, donnera lieu à de grandes désillusions à mon humble avis, peut-être même pour eux-mêmes en premier lieu ; lorsqu'ils s'apercevront que ton absence n'a pas résolu leurs tourments profonds dévastateurs, car ta présence ou ta prétendue volonté, n'en n'était évidemment pas la cause ni le fondement.

Je ferai tout ce qu'il m'est possible de faire, pour qu'un tel drame ne se reproduise plus jamais ; et tout, pour que l'ampleur dramatique et extrêmement grave en terme de portée socio-juridique, qu'a pris ton cas bien malgré toi, puisse être enrayée.

Adieu Vincent. Mes prières t'accompagnent, toi et les tiens.

27 janvier 2019

Le monstre qui ne dort que d'un oeil, en chacun.


Ce que l’Holocauste nous a enseignés à nouveau dans notre Histoire, est de mon point de vue, une nouvelle leçon illustrant combien l'être humain peut être misérable, autant et parfois plus qu'il peut être le meilleur.

Et de mon point de vue, toute la portée de cette nouvelle leçon de l'Histoire de l'Humanité durant la seconde guerre mondiale, n'a pas toujours été mesurée à la hauteur de ce qu'elle est.

Avant tout, cet épisode tragique qui a conduit à l'extermination de millions d'êtres humains, nous rappelle la capacité de l'être humain à faire le pire contre un autre être humain, soit qu’il néglige de considérer ou respecter cet autre jusqu'à son droit à la vie, soit qu’il ait la faiblesse de se déterminer capable ou légitime pour complètement se substituer à cet autre, sans jamais en douter, jusqu'à le priver de son droit à la vie. Ce n’est donc pas un détail.

Cette évidence profonde de ce qu'est la nature humaine, ne doit jamais échapper à quiconque ; les épisodes de l'Histoire de l'Humanité qui le démontrent ont été suffisamment nombreux, comme la vie de Monsieur et Madame tout le monde (à une autre échelle néanmoins pas moins suffisamment révélatrice), à en apporter la preuve irréfutable.

La construction intrinsèque de ce pire là, personne ne l'ignore vraiment, mais beaucoup acceptent encore de l’ignorer ou de le justifier dans leur quotidien.

Or c’est bien la soumission de l'autre jusqu'à la négation de l'autre, qui est la construction intrinsèque qui conduit à de telles atrocités, avant toute autre considération.

L'Histoire de l'Humanité l'a prouvé, et le prouve encore chaque jour. Associée à un pragmatisme effrayant, cette construction intrinsèque est allée jusqu'à mettre en oeuvre le recyclage des corps en produits négociables, comme si la soumission puis l'extermination de l'autre n'étaient encore pas suffisantes ; en y pensant, le dégoût est le seul sentiment qui m'envahit, quand je pense à l’Holocauste.

A cette construction intrinsèque (la soumission de l’autre), s'ajoute, suivant les périodes de l'Histoire, ce qui me paraît juste d'appeler "le prétexte". Ici, ils étaient juifs pour la plupart, et dans tous les cas ils étaient ceux qui étaient considérés comme "différents".

Et sur la base de ce prétexte ajouté à la volonté de soumission de l’autre, les privations, la torture, l'extermination, le commerce de leur corps même, devaient trouver une justification collective.

Hitler avait été élu par une très très grande majorité, tel que je le rappelais dans un de mes articles sur mon blog ici en 2017.
Le nombre n'est pas toujours, la raison. C'est aussi, parmi d'autres éléments, la portée de la leçon que nous devons tirer de l'Holocauste, je le crois.

Et combien ont observé, en toute connaissance de cause, sans rien faire, confrontés à la nécessité de leur propre survie opposée à celle de cet autre calomnié, stigmatisé, harcelé, torturé, dépecé, dans le cadre d'une soumission véritable imposée aussi à certains observateurs ; ou nécessité feinte en toute complicité pour d'autres, ceux-là dont la question de la survie n'a en fait jamais été en jeu ?

Combien d'entre eux ont laissé faire, ou pire, ont conduit eux-mêmes, l'autre, à son asservissement, et jusqu'à sa mort ? Parfois, en racontant qu’il s’agissait juste de les emmener de force, mais pour leur bien, en toute bienveillance...dans cette autre contrée.

Artistes, musiciens, érudits, personnes lettrées, artisans, et ils étaient en nombre des juifs, mais aussi tout individu de toute condition, juif ou non, des hommes, des femmes et des enfants, allaient devoir tout abandonner, et apprendre de force, la nouvelle devise du Reich pour leur bien : travailler pour le Reich, obéir aux devoirs fixés par le Reich, pour le bien du peuple tout entier ; à première vue, rien d’inquiétant vous dit-on, c’est pour le bien du peuple. Enfin, mais tout de même, quiconque n’est pas d’accord, juif ou pas, a nécessairement tort, et surtout pas le droit de l’exprimer ; il doit être enfermé pour son bien vous dit-on, il ne doit pas parler trop fort, surtout pas hausser le ton, il doit apprendre à ne pas contester le Reich, et s’il aide ceux que l’on prive de leurs biens pourtant légitimes et que l’on prive même de leur vie, il doit être tué, immédiatement.

Des trains entiers ont ainsi emmené des femmes et des hommes, et leurs enfants, en les obligeant à tout abandonner de leur vie parce qu’ils étaient différents, ils n’étaient pas conformes aux droits concédés ou aux devoirs décidés, pour le peuple, par le Reich.

Ces trains les ont conduits vers des camps de travail forcé, et des camps de mort, monstrueusement organisés, pour les soumettre.

Les plus imaginatifs pour inventer de nouvelles ressources collectives, auto-proclamés bienveillants, ont inventé des procédés pour fabriquer du savon avec certains éléments des corps meurtris.

Il faut méditer tout cela, à l’heure où beaucoup veulent refaire un monde qui en effet, n’est pas parfait. Pas qu'il faille abdiquer devant son imperfection, simplement, il faut méditer tout cela suffisamment, parce que réfléchir, évite que l'on ne fasse pas mieux, et évite surtout que l'on fasse pire.

N’oublions jamais que la liberté de l’individu, l'autre, est le principe. N’oublions pas non plus que seul le droit y fixe parfois des exceptions légales parce que légitimes, ni que l’Histoire a déjà démontré que la loi vite faite ou la loi dans de mauvaises mains ou fabriquée par un régime arbitraire, pouvait être illégitime. Tout simplement parce que l'être humain est aussi capable du pire.

L’Holocauste, en est l’illustration.

Voilà, de mon point de vue, le mal dont souffre l'Humanité, depuis la nuit des temps. Et je crains, que ce mal soit bien toujours là, parmi nous, au quotidien. On le voit partout à travers le monde.

Combien l’ont oublié, ou préfèrent l’oublier, en observateur intéressé, qui y gagne quelque chose ? un avantage quelconque, parfois, juste pour gagner un peu d’argent, ou encore un peu plus de celui dont on dispose déjà; ou encore simplement pour exister un instant dans la lumière, ou juste dans le regard éphémère d’un groupe, un clan, donnant droit de vie ou de mort, au sens propre ou figuré, et dans tous les cas usant de soumission, selon des critères arbitraires ou utilisés arbitrairement.

N’est pas forcément bienveillant, qui affirme l’être.

N’oublions jamais que la liberté de l’individu, l'autre, est le principe. Sinon, tout devient in fine négociable, le corps, la vie, après les biens sans consentement véritable ou sans droit de contester avant d’en être privé.

Dans les petits gestes quotidiens de soumission de l'autre, déjà inacceptables, n’oubliez jamais qu'il s'agit bien déjà d'un monstre qui s’exprime là, capable du pire, et qui ne dort que d'un œil, en chaque être humain.

25 décembre 2018

2018 Christmas eve and Christmas day thoughts

My traditional fraternal thoughts go out to everyone tonight and here is my special call to strict respect the fundamental rights for everyone in the World (and obviously this is a hard challenge everywhere, also in our countries, we must confess with humility).

As the controversial US order has been signed last night (withdrawal of US forces in the NorthernEast Syria and a similar decision to be announced regarding Afghanistan), and sounds as a dangerous early leaving and a kind of abandonment, in this christmas eve my thoughts are also particularly with all the soldiers in charge of stability in support to all local forces or persecuted and threatened people they are protecting and helping, all around the World.

With particular regards to Syria and the completely destroyed country to be rebuilt as a peaceful and prosperous country, according to the HR standards and according to the International Declaration signed on dec. the 11th thanks to the CHREDO (International meeting hosted by Ile de France region-Paris area- to be thanked here also), by high representatives of many of the relevant religions in the area (where mass persecuted refugees have also found temporary refuge): only Rule of Law, fundamental rights implementation, freedom and tolerance, can lead to peaceful and prosperous destiny, there as anywhere else.

International coalitions and UN are responsible for helping people reach this target, or not, and the US as a historical founding member is obviously taking a historical political risk in leaving genocide and conflicts zones where people have not yet entered into peaceful political process binding agreement with strong guarantees.

In these zones where the US president chooses to leave, allies and all those who might again be genocided or tortured as a result in case of resurgent arbitrary persecution, are not a minor concern.

Shall Christmas eve and christmas day be a special moment and make everyone, including the US president, be more careful with decisions which have an impact on lifes of human beings.

I understand he has to deal with internal political issues that surely explain in part his position, but I wish he would understand how essential is the US role ; the US must be a force to influence peace all around the World in conflicts zones.

Discrediting climate change has indeed not had a big political impact for today on a short (nor mid) term point of view (it is a hard economical mistake instead which bad impact for the American people itself may appear in the 5 -max ten- next years), but even more significant and immediate humanity issues in the public consciousness in general are peace, stability and fundamental rights protection as duties he is also in charge of, being the president of one of the most powerful country in the World.

History of Humankind has also traced here his decisions and will balance them one day, and the American people will also, as the American people as the French people have deeply learned through History for centuries.

Although being traced and honoured in History as the one who cut taxes or balanced immigration is certainly a point (this strategy is in line with my commitment too), as announcing loud as a chistmas gift that soldiers are coming back home may first appear as a good point too (that would never be my strategy instead because it sounds more like christmas marketing here), in my opinion the American people have a very deeper international and fundamental rights consciousness.

They would certainly be shocked when human dramas arise, again in those countries, or elsewhere the US have ever leaved the people.

I feel the American people feeling here the fight abroad against discriminations and protecting persecuted people from fear and threat, as a very different situation from other military issues in the past. Their presence in Syria now helping a peace force would be a honourable burden they are in charge of, as the needed help of the one of the most powerful country in the World ; the French people will never forget the American people especially in respect of their deep international commitment for freedom and fundamental rights, on which behalf they have saved us from erstwhile adversaries.

In Syria, blue berets peacekeepers to maintain and to ensure peace and stability are now certainly needed during almost a next 2 years period, as everybody knows as a minimal needed period to fully implement any agreed and binding peaceful political solution ; and considering the very big step which has been held on through the historical religious Paris international Declaration on december the 11th, which I was really honoured to attend ; American soldiers are therefore deeply entitled and needed to participate to the peace force. This is the international community responsability.

History will testimony when brotherhood as a sincere ideal target wins, or when opportunism wins, and who finally has met the people expectations and needs.

Merry christmas to everyone, please remember catholic religion according to the Holy bible celebrates the birth of a little poor baby who later was being lynched and gave his human life under this oppression as a sign for Humanity to understand and so Humankind would not do it again... .

19 décembre 2017

Contribution supplémentaire à la réflexion sur l'Egalité homme-femme

Chers amis,

Ceux qui suivent ce blog depuis sa création en 2008, soit près de 10 ans déjà, ont déjà lu certains de mes articles ici ou consulté ici certaines de mes videos, qui abordent la question de l'égalité homme-femme, au milieu d'autres questions de notre temps.

En liens : Ici de 23:05 à 33:15 de mon intervention video par exemple, ici encore à partir de l'alinéa 16 de mon article "pour la France, pour l'Europe, et pour l'Humanité" et en particulier les alinéas 26, 27, 28, 29 ; ici également mon article au sujet du burkini, ici mon article sur l'emploi et les expérimentations sur les Hommes, et enfin par exemple mes récentes plaintes dont des extraits sont publiés ici (il y en a d'autres).

Ces contributions spontanées de ma part au sujet et au champ plus vaste dans lequel il s'inscrit de mon point de vue, comme même l'initiative qui fut la mienne dès 2013 dans le cadre de mon engagement partisan de tenter d'organiser (non sans mal) une réunion qui abordait aussi cette question, n'ont cependant pas épuisé ma réflexion, tant des faits révélateurs se sont poursuivis dans mon quotidien ; et, avec le recul naturel qui me caractérise, j'ai aussi pu constater ce travers très humain qui consiste souvent, pour ne pas dire toujours, à basculer dans une approche très clivante, je dirais même séparatiste et communautaire : ici, toutes féministes contre tous les hommes, et le hashtag #balancetonporc dont la subtilité criante nous a tous submergés... en est l'illustration.

Je partage cependant l'envie d'hurler que ce hashtag a maladroitement révélé chez bien des femmes.

Je suis reconnaissante aux féministes d'Antan. Et je défends aujourd'hui la cause des femmes, mais comprenons-nous parfaitement, je la défends parce que les femmes sont des individus, des citoyens à part entière. Et pour ce faire au mieux, j'essaie de m'extraire de toute "passion triste" (expression de Spinoza) même si je le sais parfaitement ce n'est pas simple, puisque j'ai moi-même croisé dans ma vie de femme, des individus aussi peu recommandables voire aussi condamnables, que certains de ceux dénoncés sous le hashtag précité ; j'essaie cependant de m'extraire de toute passion triste parce que je sais que l'inverse peut conduire à un combat stérile contre les hommes en général, violent et parfois injuste voire contre-productif (exposant les femmes victimes, ce qu'a maladroitement permis le hashtag précité), plutôt que satisfaire l'objectif du combat nécessaire pour les femmes qui vivent cela, c'est à dire les protéger avant tout et veiller à corriger par le droit si nécessaire, l'éducation de ceux qui en manquent cruellement tout en faisant de grandes leçons d'éducation à tout le monde, bien souvent ;

et entre un combat contre les hommes, ou un combat pour les femmes dont les droits sont bafoués, il me semble que la nuance est importante.

Notre société est violente y compris dans les mots et les réactions, parce que les problèmes, réels au demeurant, n'ont pas reçu réponse sage et posée, mesurée, juste, équitable, et donc efficace ; c'est vrai pour ce sujet, comme pour bien d'autres.

Si cet article traitait du rapport amoureux exclusivement, j'aurais pu citer la célèbre tirade de Perdican sous la plume de Musset (On ne badine pas avec l'amour, 1834), qui tentait déjà, me semble-t-il, de présenter la nature humaine, et ses travers répartis entre les deux sexes, même si la répartition précise un peu trop généralisée qu'elle pose pour la démonstration dans le dénouement de l'intrigue, me paraît devoir être débattue !

Mais le champ de la réflexion dépasse bien entendu ce cadre.

La nature humaine est ce qu'elle est, et chacun de nous est bien peu de chose d'ailleurs, soit naturellement soumis à cette nature, même si la raison nous distingue d'autres espèces ou devrait nous en distinguer : qui de nous peut prétendre qu'il ou elle, n'a pas lui-même ou elle-même un jour eu une réaction disproportionnée; trop vive, ou pas assez et pour des motifs pas toujours avoués si facilement ?

Il revient aux responsables publics et aux institutions, d'apporter avec pédagogie les réponses sages, posées, mesurées, justes, équitables, en réactions ni trop vives ni trop indifférentes aux faits, et par-là même efficaces, en s'extrayant autant que faire se peut de clivages parfois largement surfaits, et toujours dangereux, qui opposent violemment, sans régler les problèmes qui eux sont bien réels. A défaut, c'est une escalade de violence qui se développe au sein de la Cité.

Dans le cadre de ma réflexion en ce sens un peu étoffée ici, j'ai apporté la semaine dernière une brève contribution supplémentaire écrite (voir infra), aux travaux de réflexion menés partout sur le territoire, en matière d'égalité homme-femme, ici à l'initiative de la Préfecture du Val d'Oise, et je profite donc de cette publication pour remercier M. le Prefet et Mme la Prefette à l'égalité des chances pour leur invitation.

Je n'ai hélas pas pu l'honorer par ma présence physique, car subissant depuis plusieurs années, outre l'atteinte à la confidentialité de mes correspondances et communications, des intrusions à mon domicile régulières depuis 2014, aggravées par un défaut de sécurité opportun du clos de mon immeuble persistant depuis 2015 et donc des négligences avérées, je suis toujours très inquiète quand je dois me rendre aux nombreux évènements auxquels je suis conviée. Je rappelle aussi que la ville où je vis est dotée de la vidéosurveillance, ce qui signifie, dès lors que ces faits se répètent depuis plusieurs années, qu'ils sont potentiellement couverts par des personnes en charge de les poursuivre, qui ferment les yeux depuis des années.

Heureusement je peux maintenir dans une certaine mesure certains de mes projets depuis mon domicile (dont deux projets à dimension digitale en cours), mais cette situation leur est tout de même très préjudiciable, et j'en ai alerté les services en charge, y compris de la Prefecture, outre les services de la Justice, dont j'attends en conséquence qu'ils rendent justice, comme dit précédemment : soit de façon juste et équitable, et en application du droit pour chaque partie dont la négligence avérée de certaines devrait être sanctionnée depuis longtemps, et non bénéficier d'un parti pris qui ne peut qu'être intéressé ou idéologique, comportement partial dont les motivations mériteraient d'être éclaircies, tant les atteintes à mes droits fondamentaux sont manifestes, largement signalées aux services en charge et à la Justice, et bien avant qu'il puisse m'être éventuellement reproché quoi que ce soit au titre de ma réaction (bien naturelle) à l'inertie illicite qui m'a été infligée, réaction évidemment postérieure à l'inertie, et non l'inverse. J'aurais l'occasion de revenir publiquement peut-être plus en détails sur les faits, prouvés, signalés, et l'inertie illicite en réponse comme les privations multiples de mes droits fondamentaux dont s'agit. Et légitimement, j'ai donc l'intention de porter un recours devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

En conséquence ma contribution ci-dessous aux travaux sur l'égalité homme-femme transmise à la Préfecture, s'inscrit naturellement dans ma réflexion plus globale, sur des faits réels, vécus.
" Vous comprendrez qu'étant la principale victime de tous ces faits assez graves, je suis affectée par tout cela, et que cela me ralentit non seulement s'agissant de la finalisation des actions judiciaires, mais cela constitue même un empêchement certain, en terme d'opportunités professionnelles, car cela me ralentit pour tous les projets professionnels que je développe actuellement et en continue depuis plusieurs années - largement entravés du fait de ces infractions que je subis-, et cela m'empêche d'assister à de nombreux évènements professionnels auxquels je suis invitée, et que je dois décliner par peur que des individus pénètrent mon appartement.
Ces délinquants, ceux qui agissent ainsi et ceux qui les laissent faire - gagnent ainsi en fait, face à l'Etat de droit, non seulement en perpétrant des infractions répétées avérées évidentes (violations de domicile depuis 2014) sans jamais être sanctionnés, mais aussi en me privant d'aller et venir librement soit en me faisant perdre des opportunités professionnelles, c'est triste.
Afin d'apporter malgré mon absence, ma contribution à vos travaux en analysant ces graves faits dont je suis victime depuis plusieurs années, je puis vous dire ce qui suit (je vous remercie de veiller cependant au respect de mon droit moral d'auteur, soit mon droit de citation à cet égard [...]).
Je ne doute pas que ces faits s'inscrivent dans une certaine mesure dans la problématique réelle de l'égalité homme-femme au sens strict (j'avais d'ailleurs publié quelques anecdotes illustratives et révélatrices), dont je salue qu'elle ait été érigée au rang de grande cause nationale pour la durée du quinquennat par le Président de la République, mais je crains hélas que le mal soit plus profond, car certaines femmes m'ont infligé un mauvais traitement dans tous les faits précités (et d’autres, non visés ici), et d'autres ont me semble-t-il cautionné les faits que je subis ne serait-ce que parce qu'elles n'ont pas trouvé cela anormal, ni ne m'ont apporté un quelconque soutien lorsqu'elles étaient informées et en mesure de le faire ; et si elles ont agi ainsi c'est qu'elles avaient parfois un intérêt personnel direct ou indirect à fermer les yeux.
Le respect des droits fondamentaux des individus dépasse largement la question des sexes, et le mal au sein de notre société est donc plus profond. C'est le respect de l'altérité dans son ensemble qui est entaché : l'autre est nié.
Certains véhiculent cette négation du fait du non respect des femmes en tant que telles et c'est donc très important de rappeler l'égalité homme-femme surtout dans un contexte d'atteinte culturelle à ce principe, mais beaucoup et parfois des femmes elles-mêmes cautionnent cette négation de l'altérité par intérêt personnel, dont la source est variable (pouvoir, argent ou vice, concurrence déloyale en privant l'autre de son droit d'exister même...).
Et il peut aussi exister des cas de domination par les femmes, d'autres femmes, voire d'hommes.
Il me paraît donc très important d'inscrire aussi la grande cause de l'égalité homme-femme, dans la question plus large de l'altérité et de celle du pouvoir, en terme de droits fondamentaux, soit le droit pour l'autre, autrui, d'exister."
Je dois confesser l'inspiration de mes mots de conclusion, dont certains sont empruntés à la dernière conférence France-Israël entre le Président de la République française et M. le Président NETANYAHU, lors de laquelle des évidences bienvenues, et que je partage pleinement, ont été rappelées s'agissant du rapport à l'autre, autrui.

Il y a quelques jours j'ai aussi voulu publier sur les réseaux sociaux certaines chansons d'artistes populaires qui ont chanté les femmes ou la femme, par louange, conviction, amour ou admiration. Ce sont autant d'apports précieux, à mes yeux, aux fondamentaux liés au droit d'exister.

La question n'est cette fois encore, pas épuisée. Je ne doute pas que de nombreux rendez-vous dans les mois à venir, permettront d'approfondir encore le sujet de cette grande cause nationale, et je ne doute pas que nos philosophes passés et présents, y apporteront aussi un éclairage bienvenu.

Avec toute mon amitié,
A bientôt,
Séverine Serres

05 mars 2017

Recentrons le débat ! Appel à la présomption d'innocence, au calme et à la sérénité, pour enfin parler des intérêts de la France ! Stop à la violence et au procès moral caricatural !




Je suis heureuse d’avoir entendu une intervention qui avait de la hauteur hier lors de l’intervention de François Fillon devant la société civile. Et je suis triste de voir le déchirement actuel au sein des Républicains, et au-delà, comme je ne suis pas plus convaincue par les demandes de retrait adressées à François Fillon.

Je ne souhaite pas qu’il se retire car son programme est le moins éloigné de ce qu’il faut faire. Si il demeure peut-être des modalités à faire évoluer pour répondre aux attentes et aux besoins de la France, se retirer, ne me paraît pas la bonne solution.

Et il me serait difficile de soutenir quiconque… est venu dire à la radio 5 mois avant la primaire, que les baisses de charges sur les bas salaires étaient une erreur, et qui a ensuite fait volte face, trois mois après, pour soutenir exactement le contraire : leur maintien jusqu’à 1,6 SMIC seulement, pour une place de 1er Ministre…

Ou quiconque propose un programme largement éloigné de ce qu'il faut faire. 

J’aimerais que s’arrêtent les petits jeux de chaises musicales. La France mérite mieux, elle veut pouvoir faire confiance à celui qui sera chargé de la redresser.

Cette confiance ne peut naître non plus si les preuves d’amour sont insuffisantes.

Sans aucun détail à ce stade, je ne veux pas nier des divergences programmatiques qui demeurent peut-être avec ma vision, outre l’autoritarisme à mon avis inopportun sur l’autorité de l’Etat et les violentes réactions qu’elle serait censé autoriser ou cautionner concernant NDDL, et son référendum qui est une supercherie politicienne très habile ce que toutes les personnes éclairées savent parfaitement.

Mes amis savent que je suis honnête et franche. Je dis donc ce que je pense, et je le dis j’attends des détails. Et je ne suis pas convaincue que le retrait de François Fillon soit la solution, pas du tout.

Et je souhaite soutenir l’homme, et sa famille. Car la violence actuelle, qui a éludé complètement le débat, ne me paraît pas acceptable, et me paraît au contraire dangereux pour la France.

Je voulais être là au Trocadéro, mais je suis souffrante. Mais je voulais y être pour soutenir l'homme et sa famille, quelles que soient mes demandes d'ajustement des modalités, étant entendu que l'on ne les connaît pas dans le détail en réalité, donc sous cette réserve.

Après oui, le climat de violence actuelle me déplaît, et je préfère de loin le ton du discours de François Fillon hier à la société civile, ou dans sa vidéo vendredi soir, plutôt que d'autres interventions moins sereines et moins rassurantes.

Entre mes analyses et les modalités qui ont été prévues du point de vue économique, je ne sais donc pas à ce stade car les détails n’ont pas encore été présentés ; j’attends des précisions comme beaucoup de français éclairés, et j’ai d’ailleurs demandé audiences au décideur et ses proches politiques, directement, à huis clos ce qui permettrait d’éviter les questions d’ego que soulève parfois la publication de mes articles analytiques… et pour un échange constructif notamment, et juste, afin aussi d’éviter toute erreur, qui serait fatale de mon point de vue, puisque la France est dans une situation où, si des erreurs stratégiques sont commises, après il sera trop tard.

Mais malgré mes réserves, pas toutes complètement levées, sur le programme, je veux ici m’élever contre la division, toujours destructrice, et aussi contre le non respect de la présomption d’innocence, l’exploitation qui a été faite par des communicants notamment d’une situation de rumeurs extrêmement violentes, et la curieuse analyse toute faite qui a été instillée dans l’esprit des français, du point de vue moral.

Pas que je nie, le sentiment d’injustice que peut ressentir une partie de la population, ayant pu le ressentir moi-même, mais parce que je crois que le procès moral et médiatique très violent que nous vivons, a d’abord conduit à déplacer le problème qui se pose : les élus n’ont pas à s’excuser pour avoir embauché leurs proches et les avoir bien rémunérés, de mon point de vue ; seulement pour avoir, dans le même temps, échoué à ce jour, dans le fait de permettre à tous les français d’être eux aussi bien rétribués pour leur travail et vivre mieux. Cela fait une sacrée différence d’analyse.

Quand la question est mal posée, quel que soit le sujet, la réponse apportée ne répond pas au problème.
Si je conçois, comme sur tout autre sujet, que l’on puisse avoir un autre point de vue que le mien, considérant les seuls faits dévoilés au public et étant rappelé que je ne connais pas le dossier judiciaire du tout, je veux dire que je ne partage donc pas a priori le procès moral qui est fait à François Fillon au regard des faits d’embauche de sa famille et des montants des rétributions, car au-delà de la violence anormale avec laquelle il a été conduit, je pense qu’il ne pose pas le vrai problème ni les questions pour y répondre. Et au contraire, de mon point de vue, un tel procès moral ainsi conduit en déplaçant le vrai problème, en soulève d’autres en outre.

Je ne suis pas à ce jour, à ma connaissance, ni épouse ni petite amie d’un élu, et l’opinion publique vindicative ne me jetterait donc pas la pierre si je devais travailler avec un élu.

Mais si c’était le cas, je refuserais de ne pas être payée pour ma collaboration, et je refuserais donc qu’il s’excuse de m’avoir rétribuée pour ma collaboration, ou pour m’avoir bien rétribuée.

C’est pourquoi j’ai dit immédiatement sur les réseaux, que se perdre en mea culpa dégoulinant et victimisant à ce sujet, n'était pas la bonne stratégie.

Beaucoup plus efficace, était l'option de cibler tout de suite en réponse, ce qui se cache derrière  cette affaire médiatique, et a été déplacé en second rang, et à dire vrai de mon point de vue, le procès moral a je pense, été un peu exploité pour éviter d'aborder le vrai malaise : le chômage de masse et l’incapacité des personnes politiques à le réduire depuis 30 ans.

Ce malaise qui résulte de l’exploitation des personnes les plus faibles, le non respect de leurs droits, y compris le droit d’auteur des plus brillants, l’ignorance de leur mérite, soit à l’exploitation de leur talent, gratuitement parfois.

Il est là le vrai problème. Donc toute cette agitation a masqué le vrai problème et étouffé toute solution proposée, qui pourrait, ou pas, y répondre.

Je pense que les diplômés de Licence, et a fortiori les diplômés de Master ou de LMD, sont insuffisamment rétribués en France, et je demande qu’ils le soient mieux, je ne vais donc pas m’offusquer quand certains sont bien rétribués. A l’inverse, je préfère souligner à cette occasion, que ce devrait être le cas pour tout le monde à niveau de formation universitaire et niveau d’expérience comparables, quitte à se familiariser plus avec le temps partiel en dehors des bas salaires en EQTP. Je préfère ainsi viser l’objectif que tout le monde soit mieux rétribué, et que personne ne soit déclassé.

Bien souvent l’injustice n’est pas là où la jalousie se focalise. C’est pourquoi cette dernière n’a aucun intérêt à mes yeux, et il faut être capable de s’en libérer. Je ne me suis pas lancée dans une vendetta publique à ce jour et pourtant, des choses à dire, j’en aurais. Mais je ne veux pas qu’il soit le coupable idéal d’un système. Traiter l’injustice par l’injustice n’a jamais fait avancer la démocratie ; la victimisation non plus. C’est mon point de vue.

Et il y a plusieurs niveaux d’analyse à respecter quand on veut faire un procès, même moral.
Même si cela peut être analysé comme une injustice pour ceux qui n’ont pas le réseau, ou quand ils l’ont, s’ils sont soigneusement écartés des opportunités malgré leurs compétences, la morale de base impose une première lecture, dont il ressort ce qui est le plus humain pour le commun des mortels.

Un père ou une mère, qui est naturellement portée à embaucher ses enfants ou ses proches, à compétences égales, a fortiori dans un milieu aussi violent que la politique, n’est pas a priori condamnable moralement à mes yeux.

Je suis plus triste de devoir constater dans certaines familles, des pères ou mères ou des membres d’une famille, qui préfèrent faire travailler et rétribuer des étrangers à leur famille, à compétences égales, voire même nonobstant des compétences plus élevées dont disposent leur propre enfant, leur propre frère, leur propre soeur.

Les jaloux, qu’ils vivent l’injustice susdécrite ou pas, s’acharnent naturellement sur un père ou une mère qui préfèrera embaucher ou missionner ses enfants ou ses proches à compétences égales comparées à un étranger à sa famille, plutôt que souligner qu’il conviendrait, au regard de la morale de base, de dénoncer le père ou la mère qui n’est pas naturellement porté(e) à le faire ; pourtant c’est même contre nature, a fortiori dans le milieu politique, dont la violence est devenue ahurissante.

La vérité morale, la bonne morale, me semble t-il, ce n’est pas céder à la jalousie aveuglante, c’est l’inverse : on ne peut de mon point de vue, selon la morale la plus basique, reprocher à un père ou une mère d’être naturellement enclin(e) à embaucher ou missionner ses enfants et sa femme pour qu’ils travaillent avec lui.

C’est le père ou la mère qui n’a pas ce réflexe et qui écarte par réflexe ses proches au profit d’autrui, qui a perdu le sens de la morale de base, pas l’inverse.

Quelle curieuse inversion de valeur, il me semble, à bien y réfléchir..
Ensuite, mais seulement ensuite, soit après avoir rappelé cette morale de base, on peut effectivement débattre de savoir si, il peut être accepté que des élus et représentants du Peuple, travaillent avec leurs proches, car cela soulève différentes questions d’acceptabilité populaire.

Et à dire vrai, je pense que le contexte économique, qui n’est que le résultat des mauvaises décisions passées, n’est pas sans influence sur ce niveau d’acceptabilité.
En quelque sorte, l’exigence de morale à l’égard de leurs élus, des français, est corrélative au niveau de dégradation de leurs conditions de vie. Si cette dégradation est excessive, il se peut que l’exigence morale le devienne aussi… au point de perdre, le sens, de ce qui nous rend humain, aussi, ne croyez-vous pas ?

Oubliée alors, la moralité de base, pour un être humain socialisé, au regard de sa famille, et pour se protéger lui-même vu le contexte de violence extrême au sein de notre Cité.

Voilà. C’est une discipline exigeante, et un exercice d’humilité, de veiller à se remémorer aussi à soi-même ce qu’est un réflexe moral de base pour un être humain, quand tous les repères sont perdus, quand il n’y a plus de justice, plus de mérite, au quotidien, et c’est effectivement ce qui fait défaut dans un pays où les conditions de vie sont dégradées et se dégradent, et dans lequel les dirigeants ont aussi commis de nombreuses erreurs dans le passé.

Les personnes publiques ont laissé se développer un contexte prérévolutionnaire, ils l’ont même instillé parfois opportunément ou pour ne pas avoir à répondre sur les détails de leurs propositions, or face à un appauvrissement généralisé, il serait très dangereux de masquer le problème.

C’est pourquoi j’alerte encore une fois sur le danger de s’attaquer au droit du travail sans mesure dans un contexte de chômage de masse, et celui que constituerait le fait de s’enfermer dans une politique de l’offre qui n’est pas équilibrée par un soutien suffisant de la demande, ou celui auquel conduirait la négation de la nécessité de l’assainissement drastique de la dépense publique ( ce qu’est une agence publique nouvelle, sans annoncer la suppression d’une autre agence publique en contrepartie). Il faut donc être précis, et bien orienter sa stratégie, comme sa communication, de façon saine.

Mais même si j’ai des points de vue critiques sur un certain nombre d’erreur de communication au mieux, au pire de stratégie, je ne peux pas cautionner la disparition de la présomption d’innocence, et l’acharnement ainsi incontrôlé sur une personne et sa famille.

Je n’ai pas vu le dossier judiciaire, mais tout de même : il me paraît un peu dangereux, de laisser se diffuser, au sein de la Cité, dès l’apparition de simples soupçons, et sans la contredire comme cela a été fait dans les médias en masse, l’idée que des faits non vérifiés, soient condamnables en soi, du point de vue juridique, sans que soit démontrée une infraction.

J’ai même un peu le sentiment que nous avons assisté à une inversion totale des choses : une présomption de culpabilité, plutôt qu’une présomption d’innocence, au sein de notre Cité.
Et plus que l’affaire Fillon, c’est une tendance inquiétante dans la Cité, qui se développe, cela m’effraie beaucoup. On constate cette inversion, et l’escalade caricaturale violente dangereuse, à différents sujets.

On l’a vu pour les chômeurs et bénéficiaires de minima, on l’a vu sur d’autres sujets, et je veux dire qu’à mes yeux l’appréhension par le prisme militant, du sujet de l’aéroport NDDl en est un aussi, après le barrage de Sivens, qui a conduit à un drame.

Oui je partage le sentiment que les antagonismes sont tels, et les agitations volontaires si vicieuses quel que soit le sujet, que tout le monde est soupçonné de tout et n’importe quoi, tout le temps. Et que l’on perd, ce faisant les vraies valeurs, les vrais enjeux, le sens du droit, le sens de l’Etat.

J’ai moi-même été l’objet de calomnies nombreuses et répétées.

Et au milieu de toute cette agitation dangereusement vicieuse, on oublie le sens des choses, et le sens du droit, trop exigeant pour laisser ainsi la rumeur prendre le pas sur tout, sur le sens du droit même. François vient de vivre exactement cela, et toute la violence que cela implique. C’est la même chose pour tous les sujets.

Je souhaite que nous retrouvions une approche rationnelle des sujets qui se posent.

Du point de vue juridique ou moral, il y a donc  bien des motifs de contester la façon dont les choses se sont déroulées dans l’opinion pour l’affaire Fillon, mais aussi la façon dont les choses se déroulent de façon générale au sein de la Cité, sous le joug de calomnies en masse ou d’intimidations dirigées contre une personne pour l’isoler et la fragiliser, et d’une agitation dangereusement vicieuse, d’où qu’elle vienne ; et parfois elle vient des responsables publics eux-mêmes qui ne mesurent pas le poids de l’exemple mauvais qu’ils donnent par des propos trop simplistes et trop caricaturaux, des jugements à l’emporte pièce, et les répercussions sur la société (ce fut le cas au moment de l’acharnement sur les chômeurs ou RSAistes, de fait considérés comme coupables sur de nombreux plateaux télé, dans de nombreux meetings… par exemple en 2013 alors que l’économie française ne créait pas d’emploi net…aucun économiste, ni fiscaliste à part moi, ne s’est levé à l’époque pour dénoncer leur procès médiatique injustifié ; c’est encore le cas concernant des faits que je conteste fermement : non on ne peut pas accepter que les citoyens soient dressés les uns contre les autres, au mépris du droit y compris européen, dans toutes ses dimensions et souvent très éloigné des caricatures politiciennes ; je veux parler ici de Sivens, un jeune homme est mort dois-je le rappeler et nous avons appris ensuite que le projet n’était pas conforme ; concernant NDDL des questions juridiques se posent au regard d’engagements internationaux de la France, et c’est donc de la continuité de l’Etat qu’il s’agit ; et même sur le terrain, des associations ont œuvré et présenté des projets qu’elles présentent comme plus consensuels ; ensuite, depuis 20 ans les conceptions des modes de transport ont changé avec l’innovation ; je demande que cette question ne soit pas vue seulement par le prisme de l’autoritarisme et l’entêtement militant et caricatural, ou les manipulations politiciennes tel que ce fut le cas dans le cadre d’un référendum dont la validité est sujette à caution et dont le périmètre a été soigneusement défini par tactique ; ce même entêtement, ces mêmes tactiques politiciennes, dont les français ne veulent plus, qui ont conduit à un mort à Sivens alors que le projet n’était pas conforme ; je demande que tout projet d’urbanisme et de transport, soit regardé, au-delà de l’intérêt économique, par le prisme de la paix et de la cohésion nationale, au travers de l’opportunité qu’offre l’innovation, qui doit nécessairement influer sur des projets qui datent de plus de 25 ans…).

C’est précisément au regard du principe de la présomption d’innocence, et en toute connaissance de la réalité parfois cruelle, qui existe dans la vie des citoyens qui n’ont pas toujours les conditions de contexte qui leur permettent des conditions de vie adaptées, et qui subissent tous les jours calomnies, intimidations, mensonges, en d’autres termes des procès d’opinion quotidiens comme celui qui est aujourd’hui infligé à François Fillon et sa famille, que je suis opposée au procès médiatique  qui leur a été ainsi fait. Réminiscence de catéchisme, sans doute : « tu ne feras pas à autrui… ».

Et même simplement l’analyse morale la plus exigeante, avec humilité, et honnêteté intellectuelle, de mon point de vue, pour des faits d’embauche de proches à des niveaux de rétribution honorables, exige d’admettre que : la bonne morale ne se trouve pas dans le fait de fustiger cela, mais dans le fait de mettre en place effectivement les conditions pour que tous les citoyens puissent être aussi correctement rétribués en considération de leur compétence et leur formation.

C’est pourquoi, si j’avais été journaliste sur les plus grandes chaînes médias aujourd’hui, il me serait apparu plus judicieux de noter qu’il avait tenu compte du niveau de formation dans la rétribution qu’il a attribué à ses proches, ce qui en soi n’est pas condamnable, et lui demander si il savait combien c’est difficile pour les français de voir leur niveau de formation aussi bien respecté et correspondre à leur rétribution, en suite des exonérations de cotisations sur les plus bas salaires, qui ont eu, dans le temps, des effets à la baisse sur les salaires au sein de la Cité depuis 20 ans, y compris sur les salaires des personnes diplômées ; salaires pour lesquels le niveau de cotisation est bien trop élevé pour que le niveau de formation soit réellement pris en compte sur le marché de l’emploi. A fortiori dans un contexte de chômage de masse.

Cela aurait été l’occasion judicieuse pour les journalistes, de lui demander, pour la France, s’il est prêt à changer les choses, notamment comme je le demande, en transférant massivement (et pas timidement) ce poids sur la TVA, puisque je suis l’auteur de travaux de réflexion à ce sujet.
Au lieu de cela, les journalistes n’ont pas posé la question utile pour les français. C’est tout de même dommage.

Or, 150-200 € de baisse mensuelle des cotisations patronales sont, certes une bonne chose, mais ils sont aussi trop peu, sur près de 2000 € de cotisations… sur un salaire net de 2500 €… (sommes indicatives). Ne parlons pas des 20 € de hausse mensuelle du salaire net… : une bonne chose également mais bien entendu insuffisante.

Oui, j’ai entendu François Fillon annoncé que 20 € par mois c’est un montant minimum, et même ces derniers jours indiquer plusieurs centaines d’euros annuels sans autre précision, je m’en réjouis si cela signifie que les montants annoncés sont l’objet d’une étude à la hausse.

Mais, je crois qu’il faut aller plus loin, et ne pas rater le coche.  Un peu comme dans une rencontre amoureuse : si la verbalisation expresse manque, si l’amoureux rate le coche, les français pourraient se méprendre et croire qu’on ne les aime pas vraiment.

Et comme je l’ai dit jeudi soir à plusieurs interlocuteurs lors de la réunion à Domont avec Jérôme Chartier, je dois rappeler que, si le salaire brut n’est pas suffisamment ciblé à la baisse (baisse des cotisations salariales), en même temps que les cotisations patronales, il n’y aura pas, je le crains, d’incitation suffisante à mieux rétribuer les gens tout en garantissant la compétitivité. Ce sera soit l’un soit l’autre, mais pas les deux. C’est un peu mathématique, je le crains, surtout sans une baisse suffisante de l’IR...

Voilà que la France est donc en proie à une agitation totalement vicieuse et improductive au regard des attentes des français, et de ce qui importe de débattre, et vite.
Le tout est de savoir à qui, et à quoi, cela profite.

De mon côté, je continuerai à porter la voix que je porte, pour, à la fois garantir la compétitivité des entreprises, et une incitation à mieux rétribuer les gens. 
Je vous confirme que c’est possible.

J’ai proposé mes compétences à cet égard, plusieurs fois.

Et avec une note d’humour, nonobstant toute ma compréhension bien entendu de la corrélation évoquée supra entre acceptation populaire et conditions de vie des citoyens, je voudrais tout de même reconfirmer : que tout le monde soit rassuré, la morale est sauve.

Tout le monde sait que je peux avoir aussi un regard sévère quand la colère me prend, ou lorsque l’on m’attaque injustement, et pire lorsque c’est fait sournoisement ; la crainte aussi peut aussi me rendre sévère. Mais fondamentalement je suis quelqu’un de compréhensif et généreux, et parfaitement tolérante.

J’ai ressenti la nécessité de dire que, à ce jour à ma connaissance, je ne suis donc ni la femme, ni la petite-amie, même opportunément, de quiconque aurait à en rendre compte devant la morale publique, et il se trouve que je ne suis pas parente non plus, avec quiconque soumis à cette rigueur.

Je veux vous faire remarquer ici : me voilà à me justifier, du simple fait d’avoir adressé une proposition de compétences. Voyez combien les excès dans lesquels se trouve notre Cité, sont importants.

Ceci étant rappelé, tout à fait anodin, l’amour peut cependant exister dans la vie, si si, je veux le rappeler à la bonne conscience morale, moi qui sais aussi être très exigeante, et aussi très dure.
Vraiment, je m’interroge en général sur un tel cas. Et confidence pour confidence, je livre ma réflexion jusqu'au bout.

Moi qui ai toujours adoré travailler (même jadis à l’école primaire, pendant les vacances d’été je m’ennuyais et souhaitais retourner à l’école) je serais tout de même assez déconcertée de devoir un jour me justifier de préférer travailler en étant rémunérée, ou devoir me justifier de l’être décemment et en fonction de mes compétences, si je devais contribuer au travail de mon époux ou de mon petit-ami, s’il était élu.

Je pense d’ailleurs que je serais parfaitement incapable de gérer intellectuellement une telle situation.

Et, il faudra m’expliquer comment la morale publique entend juger les gens qui tombent amoureux alors qu’ils travaillent ensemble. Parce que ce sont des choses qui arrivent dans la vie des citoyens tous les jours, et si je suis exigeante avec les élus, et ne vis pas dans le monde des bisounours, en étant parfaitement au fait de la réalité humaine dans toutes ses dimensions, et le milieu politique n’est pas exempt d’excès ou d’opportunités qui n’ont rien à voir avec l’amour je pense- et de pratiques qui exploitent en réalité l’émotion des gens-, il ne me semble pas possible non plus de leur jeter la pierre sur tout et n’importe quoi, en les privant a priori de l’idée que cela puisse leur arriver ;

et en conséquence, avant d’imposer des obligations dans tous les sens, ou d’exiger des gens qu’ils s’imposent, une discipline à la limite de la cruauté intellectuelle et sentimentale lorsqu’ils partagent des sentiments (les questions ne se posent évidemment ici que dans ce cas), la juriste rationnelle que je suis pense donc qu’il faut s’interroger : comment ces obligations de morale publique peuvent véritablement s’articuler avec la réalité du quotidien, parfois la plus anodine, sans générer une forme de cruauté ?

A moins de rendre les gens apeurés, suspicieux, à la vue du sexe opposé, inquiet de ce qu’ils pourraient ne serait-ce que ressentir, autocensurés face à toute forme de sentiment ;

A moins d’exiger des épouses ou des époux, ou plus généralement des élus du cœur, de nos élus, qu’ils quittent leurs fonctions et travail, et toute perspective d’activité, à leurs côtés, alors même parfois qu’ils peuvent être ensemble les meilleurs tandems aussi dans le cadre politique quand l'un travaille au service de l'autre ; autrement dit exiger d’eux qu’ils se privent de compétences précieuses et utiles ;

je ne vois pas bien comment la morale publique compte organiser les choses.

Et je m’interroge quant à savoir si cela est judicieux, et juste, ou excessif.

Même si je comprends la question d’acceptabilité populaire, eu égard aux difficultés que vivent les français, je ne sais pas si ce n’est pas tomber là dans une forme d’excès assez nocif aussi, à l’autre extrême.

L’excès qui est propre aux situations prérévolutionnaires, je le crains.

J’ai peur que l’on prenne le problème dans le sens inverse de ce qu’il faut faire, ce qui vraisemblablement se révèlerait alors être une habitude assez tragique ^_^

Plutôt qu’interdire notamment aux élus d’être humains, et notamment les priver de la compétence notamment des élus de leur cœur, ne faudrait-il pas mieux veiller à ce que l’acceptabilité populaire soit restaurée : résoudre les difficultés des français, inciter à mieux rétribuer les gens, et vite, sans tarder, et dans une mesure suffisante.

Et en attendant, glissant encore et finalement sur ce qui devait être une note finale d’humour, il me paraît important de répondre rapidement aux interrogations soulevées à ces égards : l’abstinence et le vœu de chasteté étant les seules solutions alternatives, aux réactions un peu cruelles qui naissent de toute cette complexité, et je crains qu’une QPC ne puisse répondre à ces éléments.