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31 mars 2021

Le sinistre retour en force des adeptes de l'euthanasie.

 

Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais même le Président de l'Assemblée nationale avait lui aussi, voilà deux ou trois semaines de mémoire, indiqué que la période #COVID19 était particulièrement mal choisie pour trancher la question de l' #euthanasie.
 
Et sur ce point, je dois avouer être totalement d'accord avec lui.
 
Sur le fond mon opinion est fondée sur les dérives extrêmement graves constatées.. Si l'être humain était parfait, dans l'absolu du raisonnement, il pourrait se voir confier le droit de donner la mort à qui le lui demande. Mais la réalité de l'être humain est très différente.
 
Il y a ceux qui se résignent voire en rient, parfois même en jouent; il y a ceux auxquels cela donne des hauts de cœur à vomir; il y a ceux qui préfèrent se mentir et dépeindre leur imaginaire, de l'Homme bon par nature, enfin deux siècles après Rousseau, nous en sommes, à un terme précis, à la mode. La prétendue "bienveillance". Paravent très doux, il masque habilement la vérité, pour ceux qui n'ont pas le courage de la regarder et l'affronter, comme pour les plus cyniques qui y trouvent une voie discrète pour en tirer quelque profit.
Des statuts, fonctionnels, sociaux et familiaux même, sont réputés garantir a priori cette bienveillance, au point que ce qualificatif devienne une présomption quasi irréfragable attachée au statut, plutôt qu'aux faits.
 
Le diagnostique est donc encore pire, 240 ans après Rousseau : l'Histoire aurait dû nous enseigner collectivement que c'est un mirage très dangereux pour la société.
Rousseau était un rêveur. Il avait l'excuse, de 240 ans d'expérience en moins, comparée à la nôtre.

La nature humaine est l'imperfection, et très souvent crasse...violence, manipulation, mensonge, avarice, jalousie..
 
Et il n'est pas certain ni établi que cela s'améliore automatiquement au fil des siècles.

Il suffit de s'intéresser, deux minutes seulement, à l'actualité judiciaire de ces dernières années, et encore ces dernières semaines, pour avoir un aperçu tout à fait réaliste de la nature humaine.
 
Pour ne citer que celle-ci, et sous toute réserve car la présomption d'innocence s'impose et l'instruction en cours pourrait révéler ou corriger certains éléments : si l'affaire Magali Blandin pouvait être considérée comme exceptionnelle, comme le procureur en charge dans cette province veut le penser, l'enjeu ne serait pas immense. Hélas, les faits visibles à bien d'autres égards, démontrent l'inverse.

La réalité, est que les cas de violence y compris intrafamiliale, explosent, les cas d'extorsion ne sont pas rares, ni le cas des individus pour lesquels la vie d'un être humain même d'un proche a si peu d'importance, que l'on peut donc à leurs yeux s'abstenir de la considérer, s'autoriser à la violer, la prendre, la détruire, se l'approprier, souvent pour des motifs futiles, et évidemment de façon arbitraire et sans aucun contradictoire. 
 
La boussole fondamentale est pourtant très claire.
Et, Hippocrate, comme les pères fondateurs de tous les principes fondamentaux du droit, ne s'étaient pas trompés sur la nature humaine.
 
Avant de poursuivre infra ma réflexion dans cet article,  je vous remets ici quelques-uns de ces principes, qui lorsqu'ils ont été proclamés étaient un minimum garanti, qui n'était pas censé donner lieu à exceptions ou risques régressifs.
 


 
 
La boussole apparaît donc être à tous égards, perdue.
 
Aussi, et bien au-delà du virus covid19, voilà une période de notre Histoire particulièrement inadaptée pour envisager l'euthanasie, soit donner la mort à autrui, prérogative définitive, attentatoire sans retour possible, à la vie, soit ce qui est le plus précieux pour l'Homme.

Donner la mort est déjà en soi une prérogative définitive avec laquelle l'imperfection intrinsèque à l'espèce humaine, se marie très mal.

L'abolition de la peine de mort a d'ailleurs été une avancée considérable en France. Et ma génération comme les suivantes, pouvaient espérer que cette primauté de la vie, supplanterait l'obsession de certains pour la mort.
 
Donner la mort, par la voie de l' #euthanasie, est une prérogative encore plus dangereuse que toute autre, car elle s'opère au prétexte de la bienveillance envers celui auquel ou celle à laquelle, la mort est causée... et ne peut donc pas être donnée à l'Homme, sans s'aveugler sciemment sur les dérives graves intrinsèques à sa nature.
 
Les adeptes de l'euthanasie, s'ils se prétendent les héritiers de l'abolition de la peine de mort, devraient plutôt utiliser leur énergie à œuvrer pour son abolition partout sur la planète où elle existe encore, et à lutter contre la criminalité qui tue, plutôt qu'à mettre entre les mains de privilégiés statutaires réputés bienveillants de façon irréfragable, à tort, un pouvoir protégé par le droit, de donner la mort à autrui, de surcroît dans l'antre du secret, même partagé.
 
Car c'est là ignorer sciemment la réalité humaine, ou permettre d'organiser ses pires dérives sous couvert de la Loi, au mieux avec une outrecuidance telle que l'on se croit assez infaillible pour éviter les assassinats en réunion, parfois domestiques, qui pourraient là être couverts opportunément par le secret, et rendre les poursuites difficiles voire impossibles.

En d'autres termes, il s'agirait là d'exposer l'ensemble des Citoyens (67 millions en France), à un risque d'assassinats en secret qu'il sera très difficile de poursuivre, pour soi-disant être bienveillants envers les quelques individus qui souhaitant se suicider veulent qu'un médecin les suicide, ou souhaitent abréger leur vie qu'ils jugent insupportable pour une à deux semaines durant lesquelles une sédation profonde existe pourtant, ou pour ceux qui exigent d'abréger l'attente de quelques jours ou quelques heures, que leur impose l'incertitude du jour et de l'heure de la fin de vie qu'ils ne contrôlent pas, pour leur proche mourant. Loin de moi l'idée de ne pas considérer la demande de ces individus. La preuve, j'ai bien écouté: le fait d'être capable de la présenter clairement et avec exactitude, ici, le démontre.
 
A mes yeux, simplement et humblement, le bénéfice/risque pour la population, en considération sincère de ces demandes, ne justifie en rien de les satisfaire, a fortiori dans l'état actuel de la législation sur les soins palliatifs déjà très permissive et risquée, qui a déjà trop ignoré la réalité humaine survolée supra.

Sans doute est-ce le défaut des gens trop parfaits, de se croire aussi majoritaires, au point de se sentir à l'abri de cette réalité humaine très imparfaite, et déconsidérer le risque pour la population en conséquence.

J'ai sans doute beaucoup de défauts, mais pas celui-là.
 
 
 

 

17 juillet 2020

Chiffres chômage - Analyse rapide et rappels

Chiffres DARES (séries brutes mensuelles depuis 1996) catégories ABC ensemble ou A seule & INSEE enquête emploi en continue, et chômage BIT - Analyses rapides datées des 15/07/20  et 17/07/20 (complément d'analyse en cours - Erratum & compléments aux 24 et 27/07/20) et analyses rapides datées de fin janvier et février 2020.

Structure de la population active en France en 2019, mon analyse des chiffres de la population active : le déclassement pourrait atteindre près de 10% (voir tableau, près de 3 millions de personnes) de la population active (29 millions 682 mille personnes), qui est très majoritairement diplômée ou qualifiée (25 millions de personnes), et majoritairement composée de personnes titulaires du Bac ou du brevet professionnel de même niveau et plus jusqu'à Bac+5 et plus (18 millions), ce que les chiffres établissent.

cliquez et zoomez pour voir le tableau

(MAJ 24/07/20 - Complément et erratum)

La baisse des cotisations toujours centrée au maximum sur les bas salaires, ne fonctionne pas significativement sur le chômage structurel selon les chiffres DARES, et déclasse donc, tel que je l’ai indiqué dès 2008, et depuis en continu. Les chiffres le confirment, les seuls disponibles pour mesurer le déclassement y compris des plus expérimentés, depuis avril 2018, (y compris les + de 30 ans donc), étant ceux de l'INSEE, plus indicatifs que ceux de la Dares qui étaient plus précis. Mais ils retranscrivent tout de même la situation. A ce rythme, et à supposer qu’il n’y ait plus aucune crise (improbable) il faudrait plus de 30 ans pour absorber le chômage structurel et assurer un emploi pour chacun. Et il n’y a pas suffisamment de création d’emploi correspondant à la population active qualifiée/diplômée, pas assez de débouchés qualifiés/diplômés, bloqués structurellement. Les baisses de cotisations au maximum sur les bas salaires aggravent ces blocages structurels, et paralysent l’ascenseur social. Elles ne sont ni efficaces sur le chômage structurel ni efficaces sur le bien être au travail des individus ni efficaces en macro économie. C’est un sparadrap qui colle et infecte la plaie plus qu’autre chose. Et leur efficacité conjoncturelle, telles qu’elles ont été construites jusqu'en 2019, n’a pas non plus été démontrée.

Derniers chiffres DARES, séries brutes, à noter : toutes les données mensuelles et trimestrielles concernant le niveau de formation des chômeurs ABC étaient déjà indisponibles pour les plus de 30 ans depuis avril 2018; et cette année, toutes les données mensuelles sur le niveau de qualification du poste recherché (donc cela correspond pour la plupart au profil du chômeur) ont été supprimées de la publication à compter d'avril 2018 (au motif d'un incident de production). De cette façon il n'est plus possible de suivre le déclassement des chômeurs de + de 30 ans, dans les chiffres de la DARES (inscrits à Pole Emploi), c'est très préjudiciable car ces chiffres présentent la catégorie B, C, dont il n'est donc plus possible de suivre le parcours professionnel d'insertion convenable.
Sur le reste des données des séries brutes mensuelles, ici présenté ci-après depuis 2010. Le plus bas niveau de chômeurs ABC depuis 10 ans était en juin 2010 : 3 793 600 personnes ; en février 2020, ces chômeurs sont 5 429 700 personnes.
Il y a donc eu depuis 10 ans une augmentation de l'activité partielle des chômeurs, ces derniers étant toujours très nombreux toutes catégories confondues. Et ce, bien avant l'avènement du covid-19, cette analyse observant les chiffres jusqu'à février 2020 (même si les suivants apparaissent dans les tableaux).

Or les embauches étant encouragées avec des baisses de cotisations à leur maximum en-deçà de 1,6 SMIC et même quasi totales au SMIC (je n'ai jamais été favorable à cela, je dis depuis 2008 que ce n'est pas la bonne méthode !), concomitamment à l'activité partielle développée fortement, par conséquent, non seulement les créations d'emploi nettes sont principalement peu qualifiées (selon les organisations patronales elles-mêmes qui le reconnaissent - MEDEF cet hiver), et en outre cela ne peut que peser très lourdement sur les comptes sociaux d'une part, et étouffer la demande d'autre part (même avec la prime d'activité, les personnes concernées survivent, elles ne peuvent pas consommer correctement). Après ma première analyse dès 2008 prônant un changement à cet égard, réexprimée ensuite publiquement à de nombreuses occasions, en 2015 j'écrivais ici même que cela conduit au désastre, et qu'il faut changer cela; je le confirmais dans des videos publiées ici en 2016 et 2017.
Tant que ce ne sera pas le cas, la situation de notre pays ne s'améliorera pas. Je suis l'auteure (mes droits sont réservés) de cette analyse économique et fiscale, et des préconisations pour le changement correspondant, dont la pertinence est démontrée un peu plus chaque année.

Je ne peux donc que déplorer que des responsables politiques et élus, encore ce WE au Sénat (11 & 12 juillet) du fait d'un élu issu d'une profession protégée ayant bénéficié d'un monopole...., persistent dans la voie du déclassement de la population active en préconisant ces incitations aberrantes à l'emploi en-deçà de 1,6 SMIC, ces baisses de cotisations ayant toujours été organisées au maximum au SMIC, et ayant conduit au déclassement de près de 10% de la population active ce que les chiffres INSEE supra laissent apparaître, et n'ayant jamais amélioré la situation du chômage de masse car elles appauvrissent et déclassent les individus concernés, qui sont en outre de plus en plus nombreux à temps partiel.

Un tel comportement ne peut que creuser encore un peu plus le fossé entre ceux censés représenter le Peuple, et le Peuple.





https://twitter.com/Severine_Serres/status/1283420991188860928?s=20
https://twitter.com/Severine_Serres/status/1283344613533679616?s=20
https://twitter.com/Severine_Serres/status/1283318641216413696?s=20
(attention sur le chiffre de la cat. A signalé ici il y a une légère erreur (-14100 sur ce chiffre); voir le erratum supra daté du 24/07/20).

https://twitter.com/Severine_Serres/status/1228715243825704960?s=20
https://twitter.com/Severine_Serres/status/1225800169016438784?s=20

https://twitter.com/Severine_Serres/status/1222488866038468608?s=20
cliquez sur l'image et utilisez le zoom pour lire :
https://twitter.com/Severine_Serres/status/1222239360436883456?s=20
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(Analyse des chiffres par Séverine Serres - Tous droits d’auteur réservés – mention libre sous réserve de citation obligatoire)

27 janvier 2019

Le monstre qui ne dort que d'un oeil, en chacun.


Ce que l’Holocauste nous a enseignés à nouveau dans notre Histoire, est de mon point de vue, une nouvelle leçon illustrant combien l'être humain peut être misérable, autant et parfois plus qu'il peut être le meilleur.

Et de mon point de vue, toute la portée de cette nouvelle leçon de l'Histoire de l'Humanité durant la seconde guerre mondiale, n'a pas toujours été mesurée à la hauteur de ce qu'elle est.

Avant tout, cet épisode tragique qui a conduit à l'extermination de millions d'êtres humains, nous rappelle la capacité de l'être humain à faire le pire contre un autre être humain, soit qu’il néglige de considérer ou respecter cet autre jusqu'à son droit à la vie, soit qu’il ait la faiblesse de se déterminer capable ou légitime pour complètement se substituer à cet autre, sans jamais en douter, jusqu'à le priver de son droit à la vie. Ce n’est donc pas un détail.

Cette évidence profonde de ce qu'est la nature humaine, ne doit jamais échapper à quiconque ; les épisodes de l'Histoire de l'Humanité qui le démontrent ont été suffisamment nombreux, comme la vie de Monsieur et Madame tout le monde (à une autre échelle néanmoins pas moins suffisamment révélatrice), à en apporter la preuve irréfutable.

La construction intrinsèque de ce pire là, personne ne l'ignore vraiment, mais beaucoup acceptent encore de l’ignorer ou de le justifier dans leur quotidien.

Or c’est bien la soumission de l'autre jusqu'à la négation de l'autre, qui est la construction intrinsèque qui conduit à de telles atrocités, avant toute autre considération.

L'Histoire de l'Humanité l'a prouvé, et le prouve encore chaque jour. Associée à un pragmatisme effrayant, cette construction intrinsèque est allée jusqu'à mettre en oeuvre le recyclage des corps en produits négociables, comme si la soumission puis l'extermination de l'autre n'étaient encore pas suffisantes ; en y pensant, le dégoût est le seul sentiment qui m'envahit, quand je pense à l’Holocauste.

A cette construction intrinsèque (la soumission de l’autre), s'ajoute, suivant les périodes de l'Histoire, ce qui me paraît juste d'appeler "le prétexte". Ici, ils étaient juifs pour la plupart, et dans tous les cas ils étaient ceux qui étaient considérés comme "différents".

Et sur la base de ce prétexte ajouté à la volonté de soumission de l’autre, les privations, la torture, l'extermination, le commerce de leur corps même, devaient trouver une justification collective.

Hitler avait été élu par une très très grande majorité, tel que je le rappelais dans un de mes articles sur mon blog ici en 2017.
Le nombre n'est pas toujours, la raison. C'est aussi, parmi d'autres éléments, la portée de la leçon que nous devons tirer de l'Holocauste, je le crois.

Et combien ont observé, en toute connaissance de cause, sans rien faire, confrontés à la nécessité de leur propre survie opposée à celle de cet autre calomnié, stigmatisé, harcelé, torturé, dépecé, dans le cadre d'une soumission véritable imposée aussi à certains observateurs ; ou nécessité feinte en toute complicité pour d'autres, ceux-là dont la question de la survie n'a en fait jamais été en jeu ?

Combien d'entre eux ont laissé faire, ou pire, ont conduit eux-mêmes, l'autre, à son asservissement, et jusqu'à sa mort ? Parfois, en racontant qu’il s’agissait juste de les emmener de force, mais pour leur bien, en toute bienveillance...dans cette autre contrée.

Artistes, musiciens, érudits, personnes lettrées, artisans, et ils étaient en nombre des juifs, mais aussi tout individu de toute condition, juif ou non, des hommes, des femmes et des enfants, allaient devoir tout abandonner, et apprendre de force, la nouvelle devise du Reich pour leur bien : travailler pour le Reich, obéir aux devoirs fixés par le Reich, pour le bien du peuple tout entier ; à première vue, rien d’inquiétant vous dit-on, c’est pour le bien du peuple. Enfin, mais tout de même, quiconque n’est pas d’accord, juif ou pas, a nécessairement tort, et surtout pas le droit de l’exprimer ; il doit être enfermé pour son bien vous dit-on, il ne doit pas parler trop fort, surtout pas hausser le ton, il doit apprendre à ne pas contester le Reich, et s’il aide ceux que l’on prive de leurs biens pourtant légitimes et que l’on prive même de leur vie, il doit être tué, immédiatement.

Des trains entiers ont ainsi emmené des femmes et des hommes, et leurs enfants, en les obligeant à tout abandonner de leur vie parce qu’ils étaient différents, ils n’étaient pas conformes aux droits concédés ou aux devoirs décidés, pour le peuple, par le Reich.

Ces trains les ont conduits vers des camps de travail forcé, et des camps de mort, monstrueusement organisés, pour les soumettre.

Les plus imaginatifs pour inventer de nouvelles ressources collectives, auto-proclamés bienveillants, ont inventé des procédés pour fabriquer du savon avec certains éléments des corps meurtris.

Il faut méditer tout cela, à l’heure où beaucoup veulent refaire un monde qui en effet, n’est pas parfait. Pas qu'il faille abdiquer devant son imperfection, simplement, il faut méditer tout cela suffisamment, parce que réfléchir, évite que l'on ne fasse pas mieux, et évite surtout que l'on fasse pire.

N’oublions jamais que la liberté de l’individu, l'autre, est le principe. N’oublions pas non plus que seul le droit y fixe parfois des exceptions légales parce que légitimes, ni que l’Histoire a déjà démontré que la loi vite faite ou la loi dans de mauvaises mains ou fabriquée par un régime arbitraire, pouvait être illégitime. Tout simplement parce que l'être humain est aussi capable du pire.

L’Holocauste, en est l’illustration.

Voilà, de mon point de vue, le mal dont souffre l'Humanité, depuis la nuit des temps. Et je crains, que ce mal soit bien toujours là, parmi nous, au quotidien. On le voit partout à travers le monde.

Combien l’ont oublié, ou préfèrent l’oublier, en observateur intéressé, qui y gagne quelque chose ? un avantage quelconque, parfois, juste pour gagner un peu d’argent, ou encore un peu plus de celui dont on dispose déjà; ou encore simplement pour exister un instant dans la lumière, ou juste dans le regard éphémère d’un groupe, un clan, donnant droit de vie ou de mort, au sens propre ou figuré, et dans tous les cas usant de soumission, selon des critères arbitraires ou utilisés arbitrairement.

N’est pas forcément bienveillant, qui affirme l’être.

N’oublions jamais que la liberté de l’individu, l'autre, est le principe. Sinon, tout devient in fine négociable, le corps, la vie, après les biens sans consentement véritable ou sans droit de contester avant d’en être privé.

Dans les petits gestes quotidiens de soumission de l'autre, déjà inacceptables, n’oubliez jamais qu'il s'agit bien déjà d'un monstre qui s’exprime là, capable du pire, et qui ne dort que d'un œil, en chaque être humain.

25 décembre 2018

2018 Christmas eve and Christmas day thoughts

My traditional fraternal thoughts go out to everyone tonight and here is my special call to strict respect the fundamental rights for everyone in the World (and obviously this is a hard challenge everywhere, also in our countries, we must confess with humility).

As the controversial US order has been signed last night (withdrawal of US forces in the NorthernEast Syria and a similar decision to be announced regarding Afghanistan), and sounds as a dangerous early leaving and a kind of abandonment, in this christmas eve my thoughts are also particularly with all the soldiers in charge of stability in support to all local forces or persecuted and threatened people they are protecting and helping, all around the World.

With particular regards to Syria and the completely destroyed country to be rebuilt as a peaceful and prosperous country, according to the HR standards and according to the International Declaration signed on dec. the 11th thanks to the CHREDO (International meeting hosted by Ile de France region-Paris area- to be thanked here also), by high representatives of many of the relevant religions in the area (where mass persecuted refugees have also found temporary refuge): only Rule of Law, fundamental rights implementation, freedom and tolerance, can lead to peaceful and prosperous destiny, there as anywhere else.

International coalitions and UN are responsible for helping people reach this target, or not, and the US as a historical founding member is obviously taking a historical political risk in leaving genocide and conflicts zones where people have not yet entered into peaceful political process binding agreement with strong guarantees.

In these zones where the US president chooses to leave, allies and all those who might again be genocided or tortured as a result in case of resurgent arbitrary persecution, are not a minor concern.

Shall Christmas eve and christmas day be a special moment and make everyone, including the US president, be more careful with decisions which have an impact on lifes of human beings.

I understand he has to deal with internal political issues that surely explain in part his position, but I wish he would understand how essential is the US role ; the US must be a force to influence peace all around the World in conflicts zones.

Discrediting climate change has indeed not had a big political impact for today on a short (nor mid) term point of view (it is a hard economical mistake instead which bad impact for the American people itself may appear in the 5 -max ten- next years), but even more significant and immediate humanity issues in the public consciousness in general are peace, stability and fundamental rights protection as duties he is also in charge of, being the president of one of the most powerful country in the World.

History of Humankind has also traced here his decisions and will balance them one day, and the American people will also, as the American people as the French people have deeply learned through History for centuries.

Although being traced and honoured in History as the one who cut taxes or balanced immigration is certainly a point (this strategy is in line with my commitment too), as announcing loud as a chistmas gift that soldiers are coming back home may first appear as a good point too (that would never be my strategy instead because it sounds more like christmas marketing here), in my opinion the American people have a very deeper international and fundamental rights consciousness.

They would certainly be shocked when human dramas arise, again in those countries, or elsewhere the US have ever leaved the people.

I feel the American people feeling here the fight abroad against discriminations and protecting persecuted people from fear and threat, as a very different situation from other military issues in the past. Their presence in Syria now helping a peace force would be a honourable burden they are in charge of, as the needed help of the one of the most powerful country in the World ; the French people will never forget the American people especially in respect of their deep international commitment for freedom and fundamental rights, on which behalf they have saved us from erstwhile adversaries.

In Syria, blue berets peacekeepers to maintain and to ensure peace and stability are now certainly needed during almost a next 2 years period, as everybody knows as a minimal needed period to fully implement any agreed and binding peaceful political solution ; and considering the very big step which has been held on through the historical religious Paris international Declaration on december the 11th, which I was really honoured to attend ; American soldiers are therefore deeply entitled and needed to participate to the peace force. This is the international community responsability.

History will testimony when brotherhood as a sincere ideal target wins, or when opportunism wins, and who finally has met the people expectations and needs.

Merry christmas to everyone, please remember catholic religion according to the Holy bible celebrates the birth of a little poor baby who later was being lynched and gave his human life under this oppression as a sign for Humanity to understand and so Humankind would not do it again... .

19 décembre 2017

Contribution supplémentaire à la réflexion sur l'Egalité homme-femme

Chers amis,

Ceux qui suivent ce blog depuis sa création en 2008, soit près de 10 ans déjà, ont déjà lu certains de mes articles ici ou consulté ici certaines de mes videos, qui abordent la question de l'égalité homme-femme, au milieu d'autres questions de notre temps.

En liens : Ici de 23:05 à 33:15 de mon intervention video par exemple, ici encore à partir de l'alinéa 16 de mon article "pour la France, pour l'Europe, et pour l'Humanité" et en particulier les alinéas 26, 27, 28, 29ici également mon article au sujet du burkini, ici mon article sur l'emploi et les expérimentations sur les Hommes, et enfin par exemple mes récentes plaintes dont des extraits sont publiés ici (il y en a d'autres).

Ces contributions spontanées de ma part au sujet et au champ plus vaste dans lequel il s'inscrit de mon point de vue, comme même l'initiative qui fut la mienne dès 2013 dans le cadre de mon engagement partisan de tenter d'organiser (non sans mal) une réunion qui abordait aussi cette question, n'ont cependant pas épuisé ma réflexion, tant des faits révélateurs se sont poursuivis dans mon quotidien ; et, avec le recul naturel qui me caractérise, j'ai aussi pu constater ce travers très humain qui consiste souvent, pour ne pas dire toujours, à basculer dans une approche très clivante, je dirais même séparatiste et communautaire : ici, toutes féministes contre tous les hommes, et le hashtag #balancetonporc dont la subtilité criante nous a tous submergés... en est l'illustration.

Je partage cependant l'envie d'hurler que ce hashtag a maladroitement révélé chez bien des femmes.

Je suis reconnaissante aux féministes d'Antan. Et je défends aujourd'hui la cause des femmes, mais comprenons-nous parfaitement, je la défends parce que les femmes sont des individus, des citoyens à part entière. Et pour ce faire au mieux, j'essaie de m'extraire de toute "passion triste" (expression de Spinoza) même si je le sais parfaitement ce n'est pas simple, puisque j'ai moi-même croisé dans ma vie de femme, des individus aussi peu recommandables voire aussi condamnables, que certains de ceux dénoncés sous le hashtag précité ; j'essaie cependant de m'extraire de toute passion triste parce que je sais que l'inverse peut conduire à un combat stérile contre les hommes en général, violent et parfois injuste voire contre-productif (exposant les femmes victimes, ce qu'a maladroitement permis le hashtag précité), plutôt que satisfaire l'objectif du combat nécessaire pour les femmes qui vivent cela, c'est à dire les protéger avant tout et veiller à corriger par le droit si nécessaire, l'éducation de ceux qui en manquent cruellement tout en faisant de grandes leçons d'éducation à tout le monde, bien souvent ;

et entre un combat contre les hommes, ou un combat pour les femmes dont les droits sont bafoués, il me semble que la nuance est importante.

Notre société est violente y compris dans les mots et les réactions, parce que les problèmes, réels au demeurant, n'ont pas reçu réponse sage et posée, mesurée, juste, équitable, et donc efficace ; c'est vrai pour ce sujet, comme pour bien d'autres.

Si cet article traitait du rapport amoureux exclusivement, j'aurais pu citer la célèbre tirade de Perdican sous la plume de Musset (On ne badine pas avec l'amour, 1834), qui tentait déjà, me semble-t-il, de présenter la nature humaine, et ses travers répartis entre les deux sexes, même si la répartition précise un peu trop généralisée qu'elle pose pour la démonstration dans le dénouement de l'intrigue, me paraît devoir être débattue !

Mais le champ de la réflexion dépasse bien entendu ce cadre.

La nature humaine est ce qu'elle est, et chacun de nous est bien peu de chose d'ailleurs, soit naturellement soumis à cette nature, même si la raison nous distingue d'autres espèces ou devrait nous en distinguer : qui de nous peut prétendre qu'il ou elle, n'a pas lui-même ou elle-même un jour eu une réaction disproportionnée; trop vive, ou pas assez et pour des motifs pas toujours avoués si facilement ?

Il revient aux responsables publics et aux institutions, d'apporter avec pédagogie les réponses sages, posées, mesurées, justes, équitables, en réactions ni trop vives ni trop indifférentes aux faits, et par-là même efficaces, en s'extrayant autant que faire se peut de clivages parfois largement surfaits, et toujours dangereux, qui opposent violemment, sans régler les problèmes qui eux sont bien réels. A défaut, c'est une escalade de violence qui se développe au sein de la Cité.

Dans le cadre de ma réflexion en ce sens un peu étoffée ici, j'ai apporté la semaine dernière une brève contribution supplémentaire écrite (voir infra), aux travaux de réflexion menés partout sur le territoire, en matière d'égalité homme-femme, ici à l'initiative de la Préfecture du Val d'Oise, et je profite donc de cette publication pour remercier M. le Prefet et Mme la Prefette à l'égalité des chances pour leur invitation.

Je n'ai hélas pas pu l'honorer par ma présence physique, car subissant depuis plusieurs années, outre l'atteinte à la confidentialité de mes correspondances et communications, des intrusions à mon domicile régulières depuis 2014, aggravées par un défaut de sécurité opportun du clos de mon immeuble persistant depuis 2015 et donc des négligences avérées, je suis toujours très inquiète quand je dois me rendre aux nombreux évènements auxquels je suis conviée. Je rappelle aussi que la ville où je vis est dotée de la vidéosurveillance, ce qui signifie, dès lors que ces faits se répètent depuis plusieurs années, qu'ils sont potentiellement couverts par des personnes en charge de les poursuivre, qui ferment les yeux depuis des années.

Heureusement je peux maintenir dans une certaine mesure certains de mes projets depuis mon domicile (dont deux projets à dimension digitale en cours), mais cette situation leur est tout de même très préjudiciable, et j'en ai alerté les services en charge, y compris de la Prefecture, outre les services de la Justice, dont j'attends en conséquence qu'ils rendent justice, comme dit précédemment : soit de façon juste et équitable, et en application du droit pour chaque partie dont la négligence avérée de certaines devrait être sanctionnée depuis longtemps, et non bénéficier d'un parti pris qui ne peut qu'être intéressé ou idéologique, comportement partial dont les motivations mériteraient d'être éclaircies, tant les atteintes à mes droits fondamentaux sont manifestes, largement signalées aux services en charge et à la Justice, et bien avant qu'il puisse m'être éventuellement reproché quoi que ce soit au titre de ma réaction (bien naturelle) à l'inertie illicite qui m'a été infligée, réaction évidemment postérieure à l'inertie, et non l'inverse. J'aurais l'occasion de revenir publiquement peut-être plus en détails sur les faits, prouvés, signalés, et l'inertie illicite en réponse comme les privations multiples de mes droits fondamentaux dont s'agit. Et légitimement, j'ai donc l'intention de porter un recours devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

En conséquence ma contribution ci-dessous aux travaux sur l'égalité homme-femme transmise à la Préfecture, s'inscrit naturellement dans ma réflexion plus globale, sur des faits réels, vécus.
" Vous comprendrez qu'étant la principale victime de tous ces faits assez graves, je suis affectée par tout cela, et que cela me ralentit non seulement s'agissant de la finalisation des actions judiciaires, mais cela constitue même un empêchement certain, en terme d'opportunités professionnelles, car cela me ralentit pour tous les projets professionnels que je développe actuellement et en continue depuis plusieurs années - largement entravés du fait de ces infractions que je subis-, et cela m'empêche d'assister à de nombreux évènements professionnels auxquels je suis invitée, et que je dois décliner par peur que des individus pénètrent mon appartement.
Ces délinquants, ceux qui agissent ainsi et ceux qui les laissent faire - gagnent ainsi en fait, face à l'Etat de droit, non seulement en perpétrant des infractions répétées avérées évidentes (violations de domicile depuis 2014) sans jamais être sanctionnés, mais aussi en me privant d'aller et venir librement soit en me faisant perdre des opportunités professionnelles, c'est triste.
Afin d'apporter malgré mon absence, ma contribution à vos travaux en analysant ces graves faits dont je suis victime depuis plusieurs années, je puis vous dire ce qui suit (je vous remercie de veiller cependant au respect de mon droit moral d'auteur, soit mon droit de citation à cet égard [...]).
Je ne doute pas que ces faits s'inscrivent dans une certaine mesure dans la problématique réelle de l'égalité homme-femme au sens strict (j'avais d'ailleurs publié quelques anecdotes illustratives et révélatrices), dont je salue qu'elle ait été érigée au rang de grande cause nationale pour la durée du quinquennat par le Président de la République, mais je crains hélas que le mal soit plus profond, car certaines femmes m'ont infligé un mauvais traitement dans tous les faits précités (et d’autres, non visés ici), et d'autres ont me semble-t-il cautionné les faits que je subis ne serait-ce que parce qu'elles n'ont pas trouvé cela anormal, ni ne m'ont apporté un quelconque soutien lorsqu'elles étaient informées et en mesure de le faire ; et si elles ont agi ainsi c'est qu'elles avaient parfois un intérêt personnel direct ou indirect à fermer les yeux.
Le respect des droits fondamentaux des individus dépasse largement la question des sexes, et le mal au sein de notre société est donc plus profond. C'est le respect de l'altérité dans son ensemble qui est entaché : l'autre est nié.
Certains véhiculent cette négation du fait du non respect des femmes en tant que telles et c'est donc très important de rappeler l'égalité homme-femme surtout dans un contexte d'atteinte culturelle à ce principe, mais beaucoup et parfois des femmes elles-mêmes cautionnent cette négation de l'altérité par intérêt personnel, dont la source est variable (pouvoir, argent ou vice, concurrence déloyale en privant l'autre de son droit d'exister même...).
Et il peut aussi exister des cas de domination par les femmes, d'autres femmes, voire d'hommes.
Il me paraît donc très important d'inscrire aussi la grande cause de l'égalité homme-femme, dans la question plus large de l'altérité et de celle du pouvoir, en terme de droits fondamentaux, soit le droit pour l'autre, autrui, d'exister."
Je dois confesser l'inspiration de mes mots de conclusion, dont certains sont empruntés à la dernière conférence France-Israël entre le Président de la République française et M. le Président NETANYAHU, lors de laquelle des évidences bienvenues, et que je partage pleinement, ont été rappelées s'agissant du rapport à l'autre, autrui.

Il y a quelques jours j'ai aussi voulu publier sur les réseaux sociaux certaines chansons d'artistes populaires qui ont chanté les femmes ou la femme, par louange, conviction, amour ou admiration. Ce sont autant d'apports précieux, à mes yeux, aux fondamentaux liés au droit d'exister.

La question n'est cette fois encore, pas épuisée. Je ne doute pas que de nombreux rendez-vous dans les mois à venir, permettront d'approfondir encore le sujet de cette grande cause nationale, et je ne doute pas que nos philosophes passés et présents, y apporteront aussi un éclairage bienvenu.

Avec toute mon amitié,
A bientôt,
Séverine Serres

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Si le Royaume Uni a sans doute été parfois trop distant de l'intérêt commun des Peuples de l'Union, fragilisant l'édifice en réclamant systématiquement un traitement différent, il n'est pas possible de nier l'expression d'un malaise profond au sein des Peuples, en particulier ceux auxquels il a été imposé un nivellement par le bas intolérable,...

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