Le burkini. Voilà en ce tissu,
comme le voile, le recul par excellence, de l’Humanité. Non seulement parce qu’une
telle conception colle sur la femme, l’image de la tentation du diable qui nous
renvoie des siècles en arrière, mais aussi parce qu’elle infantilise l’homme,
qu’elle décrète incapable de contrer par sa conscience, la tentation que
seraient pour lui les attributs féminins (même les seuls cheveux, pour le
simple voile).
Quelle tristesse de voir ainsi l’Humanité régresser par une telle lecture de la relation homme-femme et du rapport aux attributs sexués. Dans une telle conception erronée, purement animale, qui nie totalement l’intellect qui différencie l’Humanité des autres espèces vivant sur terre, vous l’avez compris, il ne s’agit pas en réponse, de responsabiliser les hommes, soit ici, leur imposer un minimum de maîtrise de leurs pulsions sexuelles ou d’élévation intellectuelle de leurs sens...
Que nenni.
On lit bien les défenseurs honnêtes
du voile et du burkini… tout au contraire, il s’agit bien pour eux de
considérer que c’est à la femme, d’être cachée par volonté ou contrainte, en ses
attributs féminins, même les plus anodins, comme les cheveux.
Ne serait-ce qu’à cet égard, le
burkini comme le voile, sont déjà contraires au principe d’égalité.
Alors ? Toutes les simagrées
et la pseudo liberté constitutionnelle appelée à la cause en défense,
précédemment du voile, et dorénavant du burkini, sont juste là pour jeter un écran de
fumée sur la réalité de...