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17 juillet 2020

Chiffres chômage - Analyse rapide et rappels

Chiffres DARES (séries brutes mensuelles depuis 1996) catégories ABC ensemble ou A seule & INSEE enquête emploi en continue, et chômage BIT - Analyses rapides datées des 15/07/20  et 17/07/20 (complément d'analyse en cours - Erratum & compléments aux 24 et 27/07/20) et analyses rapides datées de fin janvier et février 2020.

Structure de la population active en France en 2019, mon analyse des chiffres de la population active : le déclassement pourrait atteindre près de 10% (voir tableau, près de 3 millions de personnes) de la population active (29 millions 682 mille personnes), qui est très majoritairement diplômée ou qualifiée (25 millions de personnes), et majoritairement composée de personnes titulaires du Bac ou du brevet professionnel de même niveau et plus jusqu'à Bac+5 et plus (18 millions), ce que les chiffres établissent.

cliquez et zoomez pour voir le tableau

(MAJ 24/07/20 - Complément et erratum)

La baisse des cotisations toujours centrée au maximum sur les bas salaires, ne fonctionne pas significativement sur le chômage structurel selon les chiffres DARES, et déclasse donc, tel que je l’ai indiqué dès 2008, et depuis en continu. Les chiffres le confirment, les seuls disponibles pour mesurer le déclassement y compris des plus expérimentés, depuis avril 2018, (y compris les + de 30 ans donc), étant ceux de l'INSEE, plus indicatifs que ceux de la Dares qui étaient plus précis. Mais ils retranscrivent tout de même la situation. A ce rythme, et à supposer qu’il n’y ait plus aucune crise (improbable) il faudrait plus de 30 ans pour absorber le chômage structurel et assurer un emploi pour chacun. Et il n’y a pas suffisamment de création d’emploi correspondant à la population active qualifiée/diplômée, pas assez de débouchés qualifiés/diplômés, bloqués structurellement. Les baisses de cotisations au maximum sur les bas salaires aggravent ces blocages structurels, et paralysent l’ascenseur social. Elles ne sont ni efficaces sur le chômage structurel ni efficaces sur le bien être au travail des individus ni efficaces en macro économie. C’est un sparadrap qui colle et infecte la plaie plus qu’autre chose. Et leur efficacité conjoncturelle, telles qu’elles ont été construites jusqu'en 2019, n’a pas non plus été démontrée.

Derniers chiffres DARES, séries brutes, à noter : toutes les données mensuelles et trimestrielles concernant le niveau de formation des chômeurs ABC étaient déjà indisponibles pour les plus de 30 ans depuis avril 2018; et cette année, toutes les données mensuelles sur le niveau de qualification du poste recherché (donc cela correspond pour la plupart au profil du chômeur) ont été supprimées de la publication à compter d'avril 2018 (au motif d'un incident de production). De cette façon il n'est plus possible de suivre le déclassement des chômeurs de + de 30 ans, dans les chiffres de la DARES (inscrits à Pole Emploi), c'est très préjudiciable car ces chiffres présentent la catégorie B, C, dont il n'est donc plus possible de suivre le parcours professionnel d'insertion convenable.
Sur le reste des données des séries brutes mensuelles, ici présenté ci-après depuis 2010. Le plus bas niveau de chômeurs ABC depuis 10 ans était en juin 2010 : 3 793 600 personnes ; en février 2020, ces chômeurs sont 5 429 700 personnes.
Il y a donc eu depuis 10 ans une augmentation de l'activité partielle des chômeurs, ces derniers étant toujours très nombreux toutes catégories confondues. Et ce, bien avant l'avènement du covid-19, cette analyse observant les chiffres jusqu'à février 2020 (même si les suivants apparaissent dans les tableaux).

Or les embauches étant encouragées avec des baisses de cotisations à leur maximum en-deçà de 1,6 SMIC et même quasi totales au SMIC (je n'ai jamais été favorable à cela, je dis depuis 2008 que ce n'est pas la bonne méthode !), concomitamment à l'activité partielle développée fortement, par conséquent, non seulement les créations d'emploi nettes sont principalement peu qualifiées (selon les organisations patronales elles-mêmes qui le reconnaissent - MEDEF cet hiver), et en outre cela ne peut que peser très lourdement sur les comptes sociaux d'une part, et étouffer la demande d'autre part (même avec la prime d'activité, les personnes concernées survivent, elles ne peuvent pas consommer correctement). Après ma première analyse dès 2008 prônant un changement à cet égard, réexprimée ensuite publiquement à de nombreuses occasions, en 2015 j'écrivais ici même que cela conduit au désastre, et qu'il faut changer cela; je le confirmais dans des videos publiées ici en 2016 et 2017.
Tant que ce ne sera pas le cas, la situation de notre pays ne s'améliorera pas. Je suis l'auteure (mes droits sont réservés) de cette analyse économique et fiscale, et des préconisations pour le changement correspondant, dont la pertinence est démontrée un peu plus chaque année.

Je ne peux donc que déplorer que des responsables politiques et élus, encore ce WE au Sénat (11 & 12 juillet) du fait d'un élu issu d'une profession protégée ayant bénéficié d'un monopole...., persistent dans la voie du déclassement de la population active en préconisant ces incitations aberrantes à l'emploi en-deçà de 1,6 SMIC, ces baisses de cotisations ayant toujours été organisées au maximum au SMIC, et ayant conduit au déclassement de près de 10% de la population active ce que les chiffres INSEE supra laissent apparaître, et n'ayant jamais amélioré la situation du chômage de masse car elles appauvrissent et déclassent les individus concernés, qui sont en outre de plus en plus nombreux à temps partiel.

Un tel comportement ne peut que creuser encore un peu plus le fossé entre ceux censés représenter le Peuple, et le Peuple.





https://twitter.com/Severine_Serres/status/1283420991188860928?s=20
https://twitter.com/Severine_Serres/status/1283344613533679616?s=20
https://twitter.com/Severine_Serres/status/1283318641216413696?s=20
(attention sur le chiffre de la cat. A signalé ici il y a une légère erreur (-14100 sur ce chiffre); voir le erratum supra daté du 24/07/20).

https://twitter.com/Severine_Serres/status/1228715243825704960?s=20
https://twitter.com/Severine_Serres/status/1225800169016438784?s=20

https://twitter.com/Severine_Serres/status/1222488866038468608?s=20
cliquez sur l'image et utilisez le zoom pour lire :
https://twitter.com/Severine_Serres/status/1222239360436883456?s=20
cliquez sur l'image et utilisez le zoom pour lire :



(Analyse des chiffres par Séverine Serres - Tous droits d’auteur réservés – mention libre sous réserve de citation obligatoire)

21 mars 2017

1er débat de l'élection Présidentielle 2017 et projet LR à booster !


Ma vidéo de ce matin ! Elle aborde brièvement le premier débat de la présidentielle, et revient sur plusieurs interventions, ces dernières semaines, et aussi une publication datée d'hier, d'un de mes amis, Eric Woerth. Attention ça pique un tout petit peu :) ! Eric me pardonnera, j'en suis sûre :)

La croissance nécessaire ne s'atteindra pas avec seulement 8 Mds injectés (baisse de la pressions fiscale) en 2017 (prévus selon la publication d'E. Woerth du 20/03/17) ! C'est mathématique ! Petit rappel à mes amis sur mes analyses et réflexions face à la réalité du pays, qui sont la base du projet porté par François Fillon pendant la primaire, tel que l'ont compris les français, et que les français ont choisi.


19 février 2017

Publication des extraits de mes travaux de recherche (employabilité diplômés, multisalariat, cotisations sociales) débutés en 2006

Cher tous,

Comme à mon habitude, je respecte ma parole, et j'établis de façon probante les éléments du mérite et de l'engagement, dont j'argue : annoncée il y a quelques semaines sur les réseaux, voici la publication d'extraits de mes travaux de recherche débutés en 2006 en association professionnelle, qui ont donné lieu à des présentations en réunions en 2007 et 2008.

Dès 2006, j'ai donc débuté des recherches concernant l'insertion des diplômés, leur employabilité, la cible de débouchés (PME/TPE) et j'ai identifié dans ce cadre le problème du coût des cotisations sociales sur les salaires, et j'ai aussi appelé au multisalariat en particulier pour les profils très qualifiés et diplômés, vu la cible de l'employabilité (PME/TPE).

Ci-dessous, via deux liseuses ISSUU, extraits de mes travaux, présentés en 2007 et 2008.

Et mémo, dans leur prolongement je publiais ici même sur ce blog le 16/08/2008, conformément à mon esprit critique déjà affuté comme à mon esprit d'analyse déjà très développé, les pistes résultant de mes premières réflexions sur les cotisations sociales et le big bang à opérer, soit l'inversion de leur dégressivité, pour inciter à mieux rétribuer les gens, plutôt que l'inverse. Lien ICI vers cet article (voir à partir du 5e paragraphe).

Bien entendu, ces travaux ont évolué ensuite. Et mes recherches et réflexions ont fait ressortir plusieurs pistes et modalités, possibles, dans le même objectif.

Je rappelle aussi que ces travaux ont été fait bénévolement depuis plus de 10 ans.

A l'occasion de cette publication, qu'il me soit donc permis de demander aux personnes manipulatrices qui ont tenté, depuis plusieurs années, de me prêter tout un tas de turpitudes (fausses, et me calomniant donc de ce fait), y compris un individualisme exacerbé au détriment du collectif : merci de vous taire à l'avenir ; je ne pense pas que vous soyez en mesure de démontrer autant d'engagement pertinent, non rétribué pendant 10 ans, de mise à disposition d'une réelle expertise démontrée, au service du collectif et des générations suivantes.

Et je rappelle qu'en France, les droits d'auteur, dont le droit de citation est issu, sont inviolables. Quel que soit mon altruisme naturel, largement démontré par plus de 10 ans d'engagement bénévole au service des générations suivantes, prouvés ici, demander à être citée, est donc un minimum, et ce n'est pas du tout exclusif de l'implication collective spontanée. La preuve.

Le mérite de chacun peut être respecté, dans l'engagement collectif. Il suffit de respecter le droit positif, pour cela.

Aussi, je remercie chacun de mes lecteurs, de bien vouloir respecter au moins ce minimum qu'est le droit de citation.

Et je déconseille aux calomniateurs et harceleurs (dont certains se sont même introduits chez moi, je le rappelle au passage...), de poursuivre dans leur entreprise. Car je suis en mesure de démontrer, de la même façon, l'ensemble des éléments dont j'argue dans ma vie. Et si ma générosité naturelle, et mon inclinaison naturelle à la compréhension et l'indulgence, m'ont conduite à ne pas rendre public un certain nombre de choses jusqu'ici, je pourrais devenir moins généreuse et moins compréhensive dans l'avenir proche.

Compte-rendu de réunion en 2007 abordant mes travaux en cours sur le multisalariat et l'employabilité des juristes en PME
(visible sur ISSUU en cliquant ICI)
 

 





Extraits de la présentation des premiers résultats de mes recherches, en 2008 ; en page numérotée 9, je rapporte une enquête qualitative menée depuis 2006 auprès de plusieurs TPE, qui souligne le problème du poids des cotisations sociales.
(visible sur ISSUU en cliquant ICI).

22 novembre 2016

Primaire de la droite et du centre : qui doit la gagner ? La France.

Bonjour à tous,

Voici plusieurs vidéos que je vous invite à parcourir à votre libre choix, en sachant qu’elles sont publiées ci-dessous en chronologie décroissante, au fur et à mesure des nouvelles reçues, concernant la primaire de la droite et du centre, entre dimanche 21h et ce matin.

Toutes abordent le fond (en particulier la fiscalité, et quelques points concernant l’économie et le social), aussi elles peuvent éclairer la lecture des différents programmes pour les citoyens, qui m'excuseront si la tristesse et l'émotion ont été telles qu'il m'a été difficile de les cacher, derrière une analyse objective et plutôt réjouissante pour moi, qui conduit à reconnaître que le choix de François Fillon a été de rejoindre finalement un modèle fiscal parmi ceux les moins éloignés de ce que j'ai proposé.

Je félicite évidemment François Fillon, pour l’audace (à confirmer...) de son programme, et le travail de fond c’est vrai qu’il a mené depuis plusieurs années, ainsi que quelques-uns de mes amis qui l’entourent, qui ont conduit aussi à ce franc succès, et même si, malgré une évolution annoncée dans le bon sens prenant en compte la réalité du chômage en France (très majoritairement constitué de personnes qualifiées ou très qualifiées) je demeure en désaccord sur certains points (quelques-uns abordés dans les vidéos ci-dessous).

11 mai 2015

La fiscalité et l’intelligence, seul salut de l’économie, pour l’emploi et la croissance en France et en UE… !

Mes amis le savent, je ne partage pas l’acharnement ambiant contre le code du travail en particulier, et plus généralement contre le droit. Pourquoi ?

D’abord parce que je suis libérale au sens fondamental du terme, ce qui implique, par opposition au collectivisme, une économie de marché que le droit organise ; les fondamentaux de l’économie libérale, sont fondés sur le postulat réaliste d’une Humanité qui n’est pas suffisamment raisonnable par nature pour corriger, spontanément, les imperfections de ce modèle. Le droit est donc intrinsèquement attaché au libéralisme, vision réaliste de l’Humanité, qui en connaît les limites, et reconnaît la nécessité de règles du jeu, le droit.
A l’opposé, le collectivisme est fondé sur le postulat idéologique, d’un Homme bon par nature, très éloigné de la réalité ; et ce postulat erroné conduit à penser que l’Homme peut se soustraire à toute forme de Loi ; le droit ne serait pas nécessaire, l’Homme étant, dans cette vision erronée, suffisamment bon pour opérer spontanément et en toutes hypothèses, les corrections nécessaires d’éventuels excès jugés marginaux.

Je suis libérale, car j’ai pleinement conscience du caractère naturel des excès et vices de l’Homme, que seul le droit peut sanctionner dans le cadre d’une coercition acceptable et mesurée, ou avant cela, éduquer.

Ensuite, tout simplement citoyenne, j’ai 40 ans, j’ai eu mes premiers contacts avec le monde du travail jeune dès l’âge de 16 ans dans le cadre d’emplois d’été, puis en parallèle de mes études pour les financer ; ensuite, il se trouve que j’ai été dirigeante d’une entreprise très jeune, dès l’âge de 23 ans ; et j’ai aussi été salariée à plusieurs reprises dans des entreprises de toutes tailles et de secteurs variés.
J’ai donc été employeur, et salariée, dans des contextes extrêmement variés, en France et à l’étranger. J’ai aussi connu le chômage, et j’ai aussi connu la précarité. Pourtant je suis diplômée d’un bac+5 en droit…. Et je ne suis pas la seule à avoir vécu le chômage et la précarité, en étant diplômée, en France. De nombreux diplômés restent au chômage plus d’un an… et ont dû se contenter au sortir de l’université de stages pendant plusieurs années…

Si l’on en croit certains illuminés, nous vivrions le plein emploi en France pour les diplômés en ce moment, et le chômage frapperait exclusivement les non qualifiés. Ceci est l’exact contraire, de ce que les chiffres de la DARES établissent. Je vous invite à consulter...

06 août 2014

Amis juristes, à vos plumes ! rejet de l'article 1 de la LFRSS Décision n° 2014-698 DC du 06 août 2014



Amis juristes à vos plumes ! : Le conseil constitutionnel vient de publier sa décision du jour qui rejette l'art. 1 de la Loi de financement rectificative de la Sécurité sociale pour 2014, soit l'allègement dégressif des cotisations salariales d'assurance vieillesse et d'assurance maladie dues par les salariés relevant du régime obligatoire de sécurité sociale des travailleurs salariés et par les salariés relevant du régime obligatoire de sécurité sociale des travailleurs salariés agricoles, prévu pour les revenus entre 1 SMIC et 1,3 SMIC.

Cette mesure avait été introduite dans le cadre du pacte de responsabilité, et du pacte de solidarité il me semble.

Le rejet est fait au motif suivant : "qu'ainsi [et "aux fins d'augmenter le pouvoir d'achat des salariés dont la rémunération est modeste"], un même régime de sécurité sociale ["obligatoire" ainsi qu'il est rappelé comme tel plus haut dans la décision] continuerait, en application des dispositions contestées, à financer, pour l'ensemble de ses assurés, les mêmes prestations malgré l'absence de versement, par près d'un tiers de ceux-ci, de la totalité des cotisations salariales ouvrant droit aux prestations servies par ce régime ; que dès lors, le législateur a institué une différence de traitement, qui ne repose pas sur une différence de situation entre les assurés d'un même régime de sécurité sociale, sans rapport avec l'objet des cotisations salariales de sécurité sociale" .
Une analyse approfondie s'impose. Cela va faire couler beaucoup d'encre chez les experts, d'autant plus qu'il faudrait, je pense, poser le problème, dans le contexte général de régimes obligatoires remis en cause par l'UE.


13 février 2012

Pourquoi les français doivent s'indigner, en faveur du transfert de charges vers une TVA pour l'emploi, contre les manoeuvres politiciennes


Mes amis, chers internautes, ouvriers, employés qualifiés ou cadres parmi vous, SVP quelles que soient vos affinités politiques, pour favoriser l'emploi des employés qualifiés et cadres, et l'évolution des salaires des ouvriers et employés non qualifiés, il faut condamner l'attitude politicienne qui veut bloquer le transfert vers la TVA, de charges pesant sur les salaires 1,6 à 2,1 SMIC (puis transfert dégressif au-delà). Pourquoi ?

Déjà, pour l'heure, seuls les bas salaires sont exonérés de charges (mesure prise il y a longtemps pour répondre au besoin de cette époque : problème de chômage massif de personnes non qualifiés), ce qui, par l'effet pervers naturel du vécu d'une mesure face à laquelle les comportements du marché s'ajustent, et en sus en l'espèce du fait du changement de la typologie du chômage, à présent :

> cela n'incite pas les entreprises à employer des employés qualifiés ni des cadres ; au contraire, le système actuel, non adapté à l'évolution du chômage, conduit à déclasser les qualifiés et les cadres, vers des postes sous qualifiés qui sont exonérés de charges. Parmi vous, combien sont concernés, beaucoup je pense : des enfants dont vous avez salué les efforts, encouragés dans leurs études, des conjoints/concubins, amis, qui sont frappés par les problèmes d'insertion ou le sous emploi ? Alors ne vous posez plus aucune question, le transfert de charges touchant ces salaires, est une bonne solution.

Et c'est aussi la seule solution pour enclencher une réforme profonde, nécessaire, qui permettra progressivement de faire contribuer les produits importés, pour financer notre modèle social (et plus avant nos choix vers la transition énergétique et la modernisation de nos parcs de production d'énergie pour une énergie plus sûre et plus propre).

> En outre, actuellement, les entreprises ne sont pas incitées à augmenter les salaires, puisque le seuil d'application de charges (progressif jusqu'à 1,6 SMIC puis taux plein de charges ensuite), peut entraîner un matraquage via les charges, brutal, suivant l'importance de l'augmentation. Le transfert des charges, vers une autre assiette, est un mouvement d'avenir qu'il faut engager. Il aura un effet positif aussi sur les bas salaires qui pourront alors augmenter pour une question de mérite et non seulement contraints d'augmenter par l'ancienneté, car ce transfert amoindrit dans une certaine mesure, le choc de l'augmentation des charges à un salaire supérieur.

C'est un grand mouvement, en faveur de l'emploi, qui progressivement pourra être accentué au bénéfice de tous les français. Nous devons faire ce saut vers l'avenir.

J'y vois aussi un effet positif pour anéantir tout comportement dans l'entreprise, même si ce type de cas demeure isolé heureusement, visant à se séparer, parfois selon des méthodes très contestables, de personnes réputées coûter "trop cher" en terme de charges.

Ceci est un appel à votre conscience collective, je vous en supplie, faites abstraction de vos affinités politiques face à une mesure urgente, nécessaire, qui ne peut être décemment prise en otage comme l'a fait aujourd'hui le PS avec une indécence choquante, dans le cadre de sa course au pouvoir pour l'élection présidentielle à venir, en oubliant le sens de leur engagement politique : servir les français.

Même si cette manœuvre du PS n'aura en réalité que peu d'incidence, je veux vous interpeller sur la méthode très peu honorable : le PS a, aujourd'hui, en séance de la commission des finances, inscrit des députés qui ne siègent pas habituellement dans cette commission, et dont ils savaient la proximité géographique propre à assurer leur présence en nombre, dans le but d'augmenter  de façon artificielle, le nombre de députés PS au sein de cette commission, et retarder les travaux sur le texte qui prévoit la TVA emploi. Non seulement c'est indigne de tout élu qui a des responsabilités vis à vis des citoyens qui l'ont élu, mais c'est complètement idiot de faire perdre un temps précieux, à une mesure précieuse, qui ne devrait pas être l'otage du PS dans sa course au pouvoir.

Je ne sais si parmi ceux qui liront cet article, beaucoup ont connu le chômage. Moi je sais de quoi je parle.

Je sais que ce n'est pas l'augmentation du taux à 19,6 qui va changer la vie d'une personne, si elle n'a pas de travail.

Moi, je peux vous dire qu'un chômeur se fout éperdument d'une telle augmentation, si on lui donne un travail, a fortiori à la hauteur de ses compétences si il est qualifié ou cadre, plutôt que le déclasser ou le laisser sans travail. Pourquoi ? car la baisse de charges permettra alors d'augmenter le potentiel d'embauche. Et, parce que, alors, en cas d'embauche, il pourra consommer, ce qu'il ne peut pas faire en n'ayant pas de travail, et c'est encore plus vrai pour un chômeur de longue durée.

Le choix est tout aussi évident pour le salarié qui se voit refuser une promotion car le passage du seuil étranglerait l'entreprise, en terme de charges, au-delà de 1,5 SMIC.

Il n'y a pas besoin d'avoir fait l'ENA pour comprendre cela. Je suis indignée que le PS ne reconnaisse pas cette évidence, juste par manoeuvre politicienne.

Je sais de quoi je parle aussi, quand je dis que le potentiel d'emplois, qui permettra de résorber le chômage, est principalement dans les PME. Et je puis vous dire, que des échanges avec des PME pour qui les charges pour l'emploi d'un employé qualifié, ou d'un cadre sont un frein à l'emploi, j'en ai rencontrées.

Je serais heureuse que ces entreprises soient incitées à embaucher les employés qualifiés et les cadres dont elles ont besoin pour croître et devenir des ETI, sans être tentées d'éluder leur niveau dans les conventions collectives, ce qu'elles sont aujourd'hui, pour une question de coût de charges.

De la même façon, il serait bon qu'un employé puisse voir son statut, son salaire, évoluer, sans que cela constitue un matraquage de charges pour l'entreprise, naturellement portée, dans le cas contraire, à ne pas le faire.

Pour cela, il faut faire voler en éclat tout frein, tout seuil, qui pourrait être un obstacle. Le transfert progressif vers la TVA et autres taxes, des charges sociales, est une solution intelligente. Rappelons qu'à l'ordre du jour, seul le taux de 19,6 sera augmenté en compensation, pas le taux sur les produits de première nécessité (alimentation, et autres).

INDIGNEZ-VOUS mes amis, chers internautes, de ce qui s'est produit aujourd'hui.

Remuez vos représentants syndicaux CFCT-CFE, CFDT, (et même CGT et FO notamment parce que cette mesure amoindrit le choc du seuil d'exonération au delà de 1,5 SMIC, et rend nécessairement moins brutale, l'évolution du salaire) : incitez les à entrer en négociation pour que leur soit attribuée une dotation de fonctionnement si ça les chante, ponctionnée sur la TVA récoltée ; qu'ils fassent preuve de proactivité en demandant au MEDEF et à CGPME de s'engager sur des embauches, notamment de chômeurs longue durée par ex., mais que tout ce petit monde ne bloque pas une mesure précieuse pour l'évolution des bas salaires, et pour l'emploi des employés qualifiés et des cadres, seule mesure qui permettra en outre, de faire contribuer les produits fabriqués à l'étranger et importés dans notre pays, de grâce !!

Faites tourner l'information SVP, mobilisez-vous !!! (et merci de veiller au respect de mes droits d'auteur, au moins d'un point de vue moral, vu que ça ne me rapporte par un cent de faire ça  ;-))) !!)

06 novembre 2008

Une nouvelle donne

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Un peu d'humour pour un sujet très sérieux. Je suis tombée sur cette vidéo, qui retranscrit l'angoisse de certains profils jusqu'ici à l'abri des problèmes d'emploi. Qui mieux que nous peut comprendre ce désarroi : cette illustration est tellement vraie pour les juristes depuis déjà de nombreuses années, concernant le nombre de postes disponibles par rapport au nombre de candidats... Mais bon, sourions, peut-être bénéficierons nous d'un regain pour le droit et la conformité ? Il faut nous le souhaiter, même si c'est triste qu'il ait fallu une crise financière et économique pour cela. Allez voir, ça vaut le coup d'oeil à d'autres égards aussi :
http://www.youtube.com/watch?v=3XGJq8wrw5I

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16 août 2008

Modernisation de l'Economie ... et pouvoir d'achat - remarques préliminaires

Le texte (loi n°2008-776 du 4/08/08, dite loi LME) est assez vaste et complexe car il renvoie et modifie de nombreuses dispositions éparpillées dans différents codes. Globalement, on peut dire que ce texte constitue un texte pour l’initiative entrepreneuriale, rectifiant et améliorant les mesures déjà prises en ce sens ces dernières années. On peut s’en réjouir en effet, mais il n’y a peut-être pas là de quoi présenter une quelconque révolution.

Le statut d’auto-entrepreneur est intéressant, néanmoins on peut se poser deux questions à ce sujet : ...