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04 février 2017

Publication d'un communiqué FEDJF sur l'actualité de la semaine sur la formation des praticiens notamment (reproduit ici)



03.02.2017 - France & UE - Branche, et secteur du droit - réactions à la mission ouverte par le Garde des Sceaux sur l'évolution de la profession d'Avocat, et à des propos inexacts dans les medias concernant la formation des praticiens - communiqué vidéo

Sur plusieurs chaînes d'information, cette semaine, mardi en particulier, des informations inexactes ont été diffusées concernant la formation des praticiens du droit, notamment par un journaliste de presse écrite venu s'y exprimer. Notre fondatrice a tenu à rappeler dans une vidéo ci-dessous, les chiffres concernant la population des praticiens du droit,...

29 juillet 2016

Nouvelles dispositions pénales antiterroristes - mon appel aux juristes de France suite à l'attentat à Saint Etienne du Rouvray

Vous pouvez accéder à l'appel aux juristes de France que j'ai lancé fin juillet, en suivant ce lien vers sa publication datée du 29/07/2016 sur le site FEDJF. Lien vers la publication

Il s'agit de soutenir les évolutions suivantes, demandées par des Parlementaires ou des syndicats :



-              La pénalisation de principe par la voie d’un délit lourdement sanctionné, de tout voyage et toute tentative de voyage sur un territoire étranger qui est le théâtre d’opérations terroristes ; dans des termes permettant de sécuriser la privation de liberté sur des fondements qui ne peuvent être réputés fragiles eu égard aux droits fondamentaux ;

-              La suppression de l’automaticité de toutes les formes de remises de peine, y compris pour celles des infractions de nature terroriste ou en relation directe ou indirecte avec une entreprise terroriste, pour lesquelles cette suppression n’a pas encore été adoptée ;

-              L’impossibilité pour le magistrat, de prononcer en matière terroriste,  la contrainte pénale ou une mise en liberté sous contrôle judiciaire (soit une réduction raisonnable de la latitude des choix et options ouvertes aux magistrats dans le contexte du terrorisme) ;

(MAJ) A ce jour, le 30/08/2016, compte tenu des réactions à la suite de mon appel, la majorité des juristes de France soutiennent ces évolutions et je les en remercie pour la France.

23 décembre 2015

Sauver la Justice et l'Etat de droit : Ce Qu'il Faut aussi Faire.

Voici mes nouvelles propositions, dans le prolongement de mes propositions précédentes concernant ces thèmes, et qui abordent notamment, outre des solutions pour répondre concrètement au problème de complexité par la voie de la croissance (et non du déclassement et de l'économie administrée), la réorganisation via la fédération de tous les praticiens du droit au service de la Cité, et la réorganisation de l'aide juridictionnelle pour un meilleur usage de l'argent public ; voir mon article du printemps dernier sur les amendements que j'ai proposés à la Loi Macron I, en particulier à partir de l'art. 17 et svts.

Certains en avaient rêvé sans tenir compte au départ des réalités, dont leur méconnaissance était cruelle car elle risquait bien de fermer toute opportunité à des gens diplômés et compétents, dont les opportunités étaient déjà réduites à peau de chagrin sans aucune raison valable ; j'ai pour ma part, préféré la construire à partir des réalités : la grande profession des praticiens du droit, est construite, et a été livrée clé en main, gratuitement, grâce à mon sens très développé du collectif au service de l'intérêt général.

Autrement dit, j'ai fait Ce Qu'il Fallait/Faut Faire : CQFF ; nouveau sigle dont on a compris enfin, qu'il a plus de sens que son prédécesseur CQFD, dont chacun, moi compris, a pu mesurer la limite, parfois dans la douleur ; les mots et les apparences, dont certains usent et abusent, étant hélas des chimères aigre-douces, lorsque ce sont, derrière les mots, des vies de citoyens, brisées.

Heureusement il reste des personnes qui ont envie de faire, vraiment, et donnent vraiment le meilleur d'elles-mêmes, au prix parfois d'une abnégation largement inégalée au service du collectif. Et les abus, et les faux semblants qui les permettent, ont toujours une fin, heureusement ; ils ne résistent point à la réalité.

Voici donc en vidéo ci-dessous, le fruit d'une mûre réflexion basée sur des constats alarmants, soit ce qu'il faut aussi faire, pour sauver la Justice et l'Etat de droit dans notre beau pays la France, et que je m'engage à faire pour la France et le peuple de France : transparence, pistes d'adaptation de la formation et du recrutement des magistrats et évolution de la composition des tribunaux, instauration d'une incitation et d'une véritable responsabilité des magistrats, greffiers, et huissiers de Justice, notamment sur la base du respect des principes fondateurs de la Justice. Des métiers ô combien importants, leurs missions sont précieuses, puisqu'en dépend la bonne administration de la Justice, comme la bonne Justice, sans lesquelles les conséquences peuvent être gravissimes sur la vie des citoyens et par suite détruire l'Etat de droit.

15 juillet 2014

L'ouverture des marchés des professions règlementées : une bonne idée instrumentalisée ?

L'annonce du Min. Montebourg sur les professions règlementées, une bonne idée qui pourrait bien être savamment instrumentalisée... : J'attends avec impatience la publication du rapport de Bercy sur les professions règlementées, cité par le Ministre.

Je m'étonne que la presse cible essentiellement les professions juridiques dont certains tarifs sont encadrés, et oublie apparemment volontairement les professions dont les tarifs ne sont pas encadrés : c'est à dire les professions et surtout les prestations pour lesquelles il n'y a pas de prix maximum alors qu'il y a monopole, même partagé... !!

J'attends ce rapport impatiemment pour voir si il est effectivement rédigé dans le sens de l'intérêt général, ou pas.

Il y a des choses à faire en cette matière, notamment il y a de gros problèmes d'insertion à cause de ces monopoles, mais là, la presse fait le jeu des batailles corporatistes, et oublie l'essentiel.

Va-t-on encore passer à côté de l'essentiel ?

08 février 2009

Le 11/02 au sénat : débat sur proposition de loi de MM Béteille et Zocchetto (notamment fusion CPI-Avocats) ; suite du débat du 20/01 dernier

http://www.senat.fr/dossierleg/ppl08-031.html

Historique : Une proposition de loi sur l’exécution des décisions du justice, présentée au Sénat à l’automne 2008 par le sénateur Beteille, comportait 26 articles, qui visaient des réformes en matière de voies d’exécution, et en matière de formation continue pour certains professionnels du droit. Jusqu'ici pas de problème.

A la grande surprise des sénateurs, cette proposition s’est vue compléter par le rapporteur M. ZOCCHETTO au sein de la commission des Lois, d’une trentaine d’articles supplémentaires une semaine avant son débat en séance publique réservée le 20/01/09, portant le texte à plus de 50 articles à quelques jours de son débat, et engageant deux réformes supplémentaires d’une très grande portée, parmi lesquelles la fusion des avocats et des CPI (avant même que la Commission Darrois ait rendu ses conclusions, ce qui paraît assez indélicat).

Cette initiative fut très mal reçue par les Sénateurs, à juste titre, qui n’ont pas eu le temps d’étudier en profondeur les implications de ces dispositions.

Par chance, les débats à l’ordre du jour ont pris beaucoup de temps, retardant d’autant la discussion de ce texte, et la séance a été suspendue avant que le vote n’ait pu avoir lieu. Je m’en réjouis, eu égard à la portée de ces dispositions en matière de fusion des avocats et des CPI. En effet, au-delà de la fusion de deux expertises distinctes et complémentaires (juristes/ingénieurs), qui n’ont rien à gagner à une telle confusion, et qu’une telle réforme n’est en rien prioritaire*, il est important de signaler que l’article 42 de cette proposition prévoit que « les salariés exerçant dans le domaine de la propriété intellectuelle » se verront attribués une prérogative légale pour la consultation et la rédaction juridique, par modification de la loi de 1971 à cette fin. A première vue, il ne semble pas y avoir de problème, me direz-vous. Le HIC, est qu’une telle expression est très large et peut englober beaucoup de salariés... et les salariés exerçant dans le domaine de la propriété industrielle ; notamment les ingénieurs et directeurs techniques, pourraient ainsi, bénéficier du secret professionnel, dont l'attribution légale faite aux juristes cités dans la loi 1971 vient d'être consacrée par une décision du Conseil d’Etat à l’automne 2008. J’attire l’attention sur le fait qu’une telle évolution, si elle avait eu lieu il y a deux ans, ou même il y a quelques semaines, aurait permis à certaines entreprises d’échapper à une condamnation en matière environnementale ; des documents techniques saisis, ne pourraient plus l'être par l'effet du secret, si la proposition dont il est question était votée.

De notre point de vue, non seulement il apparaît étonnant de positionner "tous les salariés" de la propriété intellectuelle dans la même situation que les juristes d'entreprise, qui eux sont qualifiés en droit pour la majorité, d'une part ; et, la confidentialité juridique doit demeurer du ressort des juristes exclusivement, d'autre part, eu égard à ses enjeux.

En effet, les juristes, la grande profession du droit à créer, n'auront de crédit, que s’ils s’engagent dans une éthique exemplaire. Ce que nous sommes attachés à mettre en place dans la droite ligne des objectifs de moralisation du capitalisme et de responsabilisation des acteurs de l'économie, pour un développement durable de nos entreprises. Ainsi, il ne nous semble pas possible de transiger avec les enjeux de la confidentialité juridique, de la sorte.

D’autant qu’il n’est pas du ressort d’ingénieurs ou de directeurs techniques en entreprise de bénéficier d’un tel secret, qui risquerait d’étendre la couverture du secret à des documents qui ne sont pas des documents juridiques (en contradiction avec le champ d’application du legal privilege que beaucoup appellent pourtant de leurs vœux…)

Nous trouvons dommage que des dispositions dont la portée est gigantesque aient été présentées de la sorte, dans l'urgence, sans permettre un réel débat parlementaire. Et, qu’en l’état actuel des organisations professionnelles éparpillées des juristes, tous les juristes n’aient pu être consultés en masse par un vote démocratique.

Ce débat reprendra mercredi 11 février 2009 prochain, et j’espère que ces dispositions seront rejetées, pour être intégrées dans un texte spécial, et étudiées après celui visant à la création d’une grande profession du droit.

Le regroupement des juristes est la question qui doit être étudiée en premier, avant les questions d’ouverture aux professions connexes.

*l’urgence constatée concerne les juristes, parmi lesquels des profils très qualifiés (cursus complet en droit jusqu’au Master 2), sont en peine d’insertion sur le marché de l’emploi et n’ont pas aujourd’hui le droit d’exercer leur expertise et leur savoir-faire librement ; ainsi, donner cette possibilité à des profils ingénieurs, par définition moins qualifiés en droit que les juristes précités, apparaît quelque peu étrange ; d’autant plus que le maintien de juristes qualifiés dans une situation de chômage prolongé pèse sur le système de solidarité, alors que donner à ces profils juristes, qui peuvent y prétendre légitimement, l’accès au libre exercice, permettrait de créer de la richesse. Ce que propose cette proposition de loi, c’est : accroître un monopole, par l’intégration de profils insuffisamment qualifiés en droit ; ceci nous semble contraire aux besoins des justiciables, aux besoins d’insertion des juristes et à l’esprit de la Directive Services, dont la transposition doit intervenir avant fin 2009.

SUIVEZ LE DEBAT EN DIRECT : le 11 février 2009 online sur le site du sénat.

D’ici là, contacter vos élus sénateurs d’urgence pour les inviter à voter contre les articles 32 et suivants de la proposition de loi.

Les magistrats sont aussi pour certains, attristés par l’article 31, qui créé la procédure participative, et qui « dé-judiciarise » une partie du contentieux. Il me semble que cette réforme pourrait aussi faire l’objet d’un débat plus approfondi, afin de s’assurer du consensus entre magistrats et avocats, et pourquoi pas solliciter également sur cette question un vote démocratique de tous les juristes.

10 novembre 2008

La force de surpasser son handicap, une belle leçon de vie

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Ce soir, Eva, fille d’une avocate de renom, interviewées toutes les deux sur France 3. Une formidable leçon de vie. La jeune fille est juriste, et sa maman inquiète, soucieuse qu'elle ne puisse peut-être pas exercer le métier dont elle rêve tant, du fait de la difficulté d'exercer ce métier, les rapports même avec les confrères ou les magistrats, posés comme tellement complexes, et le métier en lui même posé comme très exigeant, et c'est effectivement le cas.

Particulièrement touchée par ce témoignage, je veux dire : quel courage, cette jeune femme, qui s'est battue pour être juriste.

Je veux dire aussi quelle force a-t-elle dû avoir pour affronter le parcours du combattant pour devenir juriste, une vraie victoire pour un personne valide, soit un exploit pour une personne qui doit lutter contre un handicap au quotidien.

Quel espoir porte-t-elle, comme quelle leçon de vie nous donne-t-elle !

Une belle leçon à nous tous, aujourd'hui arqueboutés sur des certitudes et des convictions corporatistes, et certains qui posent même des arguments qui pourraient aboutir à ce que telle ou telle personne, sans aucune véritable condition objective, ne se voit plus reconnaître cette qualité peut-être.

Arrêtons-nous un instant. Regardons cette jeune femme, son courage. Et en silence, pensons un peu à ce que nous allons faire demain avec certaines idées reçues. Ne serait-ce pas formidable d'ouvrir un peu nos esprits, nos consciences, pour permettre cette évolution dont elle nous donne la direction, avec sa simplicité et la force qui l'accompagnent ?

Ouvrons le champ des possibles sur la vraie valeur des êtres humains, leur courage et leurs convictions louables, plutôt que de nous barricader dans la fadeur d'un modèle stéréotypé qui anéantit la diversité.

Une grande émotion.
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