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31 mars 2021

Le sinistre retour en force des adeptes de l'euthanasie.

 

Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais même le Président de l'Assemblée nationale avait lui aussi, voilà deux ou trois semaines de mémoire, indiqué que la période #COVID19 était particulièrement mal choisie pour trancher la question de l' #euthanasie.
 
Et sur ce point, je dois avouer être totalement d'accord avec lui.
 
Sur le fond mon opinion est fondée sur les dérives extrêmement graves constatées.. Si l'être humain était parfait, dans l'absolu du raisonnement, il pourrait se voir confier le droit de donner la mort à qui le lui demande. Mais la réalité de l'être humain est très différente.
 
Il y a ceux qui se résignent voire en rient, parfois même en jouent; il y a ceux auxquels cela donne des hauts de cœur à vomir; il y a ceux qui préfèrent se mentir et dépeindre leur imaginaire, de l'Homme bon par nature, enfin deux siècles après Rousseau, nous en sommes, à un terme précis, à la mode. La prétendue "bienveillance". Paravent très doux, il masque habilement la vérité, pour ceux qui n'ont pas le courage de la regarder et l'affronter, comme pour les plus cyniques qui y trouvent une voie discrète pour en tirer quelque profit.
Des statuts, fonctionnels, sociaux et familiaux même, sont réputés garantir a priori cette bienveillance, au point que ce qualificatif devienne une présomption quasi irréfragable attachée au statut, plutôt qu'aux faits.
 
Le diagnostique est donc encore pire, 240 ans après Rousseau : l'Histoire aurait dû nous enseigner collectivement que c'est un mirage très dangereux pour la société.
Rousseau était un rêveur. Il avait l'excuse, de 240 ans d'expérience en moins, comparée à la nôtre.

La nature humaine est l'imperfection, et très souvent crasse...violence, manipulation, mensonge, avarice, jalousie..
 
Et il n'est pas certain ni établi que cela s'améliore automatiquement au fil des siècles.

Il suffit de s'intéresser, deux minutes seulement, à l'actualité judiciaire de ces dernières années, et encore ces dernières semaines, pour avoir un aperçu tout à fait réaliste de la nature humaine.
 
Pour ne citer que celle-ci, et sous toute réserve car la présomption d'innocence s'impose et l'instruction en cours pourrait révéler ou corriger certains éléments : si l'affaire Magali Blandin pouvait être considérée comme exceptionnelle, comme le procureur en charge dans cette province veut le penser, l'enjeu ne serait pas immense. Hélas, les faits visibles à bien d'autres égards, démontrent l'inverse.

La réalité, est que les cas de violence y compris intrafamiliale, explosent, les cas d'extorsion ne sont pas rares, ni le cas des individus pour lesquels la vie d'un être humain même d'un proche a si peu d'importance, que l'on peut donc à leurs yeux s'abstenir de la considérer, s'autoriser à la violer, la prendre, la détruire, se l'approprier, souvent pour des motifs futiles, et évidemment de façon arbitraire et sans aucun contradictoire. 
 
La boussole fondamentale est pourtant très claire.
Et, Hippocrate, comme les pères fondateurs de tous les principes fondamentaux du droit, ne s'étaient pas trompés sur la nature humaine.
 
Avant de poursuivre infra ma réflexion dans cet article,  je vous remets ici quelques-uns de ces principes, qui lorsqu'ils ont été proclamés étaient un minimum garanti, qui n'était pas censé donner lieu à exceptions ou risques régressifs.
 


 
 
La boussole apparaît donc être à tous égards, perdue.
 
Aussi, et bien au-delà du virus covid19, voilà une période de notre Histoire particulièrement inadaptée pour envisager l'euthanasie, soit donner la mort à autrui, prérogative définitive, attentatoire sans retour possible, à la vie, soit ce qui est le plus précieux pour l'Homme.

Donner la mort est déjà en soi une prérogative définitive avec laquelle l'imperfection intrinsèque à l'espèce humaine, se marie très mal.

L'abolition de la peine de mort a d'ailleurs été une avancée considérable en France. Et ma génération comme les suivantes, pouvaient espérer que cette primauté de la vie, supplanterait l'obsession de certains pour la mort.
 
Donner la mort, par la voie de l' #euthanasie, est une prérogative encore plus dangereuse que toute autre, car elle s'opère au prétexte de la bienveillance envers celui auquel ou celle à laquelle, la mort est causée... et ne peut donc pas être donnée à l'Homme, sans s'aveugler sciemment sur les dérives graves intrinsèques à sa nature.
 
Les adeptes de l'euthanasie, s'ils se prétendent les héritiers de l'abolition de la peine de mort, devraient plutôt utiliser leur énergie à œuvrer pour son abolition partout sur la planète où elle existe encore, et à lutter contre la criminalité qui tue, plutôt qu'à mettre entre les mains de privilégiés statutaires réputés bienveillants de façon irréfragable, à tort, un pouvoir protégé par le droit, de donner la mort à autrui, de surcroît dans l'antre du secret, même partagé.
 
Car c'est là ignorer sciemment la réalité humaine, ou permettre d'organiser ses pires dérives sous couvert de la Loi, au mieux avec une outrecuidance telle que l'on se croit assez infaillible pour éviter les assassinats en réunion, parfois domestiques, qui pourraient là être couverts opportunément par le secret, et rendre les poursuites difficiles voire impossibles.

En d'autres termes, il s'agirait là d'exposer l'ensemble des Citoyens (67 millions en France), à un risque d'assassinats en secret qu'il sera très difficile de poursuivre, pour soi-disant être bienveillants envers les quelques individus qui souhaitant se suicider veulent qu'un médecin les suicide, ou souhaitent abréger leur vie qu'ils jugent insupportable pour une à deux semaines durant lesquelles une sédation profonde existe pourtant, ou pour ceux qui exigent d'abréger l'attente de quelques jours ou quelques heures, que leur impose l'incertitude du jour et de l'heure de la fin de vie qu'ils ne contrôlent pas, pour leur proche mourant. Loin de moi l'idée de ne pas considérer la demande de ces individus. La preuve, j'ai bien écouté: le fait d'être capable de la présenter clairement et avec exactitude, ici, le démontre.
 
A mes yeux, simplement et humblement, le bénéfice/risque pour la population, en considération sincère de ces demandes, ne justifie en rien de les satisfaire, a fortiori dans l'état actuel de la législation sur les soins palliatifs déjà très permissive et risquée, qui a déjà trop ignoré la réalité humaine survolée supra.

Sans doute est-ce le défaut des gens trop parfaits, de se croire aussi majoritaires, au point de se sentir à l'abri de cette réalité humaine très imparfaite, et déconsidérer le risque pour la population en conséquence.

J'ai sans doute beaucoup de défauts, mais pas celui-là.
 
 
 

 

27 janvier 2019

Le monstre qui ne dort que d'un oeil, en chacun.


Ce que l’Holocauste nous a enseignés à nouveau dans notre Histoire, est de mon point de vue, une nouvelle leçon illustrant combien l'être humain peut être misérable, autant et parfois plus qu'il peut être le meilleur.

Et de mon point de vue, toute la portée de cette nouvelle leçon de l'Histoire de l'Humanité durant la seconde guerre mondiale, n'a pas toujours été mesurée à la hauteur de ce qu'elle est.

Avant tout, cet épisode tragique qui a conduit à l'extermination de millions d'êtres humains, nous rappelle la capacité de l'être humain à faire le pire contre un autre être humain, soit qu’il néglige de considérer ou respecter cet autre jusqu'à son droit à la vie, soit qu’il ait la faiblesse de se déterminer capable ou légitime pour complètement se substituer à cet autre, sans jamais en douter, jusqu'à le priver de son droit à la vie. Ce n’est donc pas un détail.

Cette évidence profonde de ce qu'est la nature humaine, ne doit jamais échapper à quiconque ; les épisodes de l'Histoire de l'Humanité qui le démontrent ont été suffisamment nombreux, comme la vie de Monsieur et Madame tout le monde (à une autre échelle néanmoins pas moins suffisamment révélatrice), à en apporter la preuve irréfutable.

La construction intrinsèque de ce pire là, personne ne l'ignore vraiment, mais beaucoup acceptent encore de l’ignorer ou de le justifier dans leur quotidien.

Or c’est bien la soumission de l'autre jusqu'à la négation de l'autre, qui est la construction intrinsèque qui conduit à de telles atrocités, avant toute autre considération.

L'Histoire de l'Humanité l'a prouvé, et le prouve encore chaque jour. Associée à un pragmatisme effrayant, cette construction intrinsèque est allée jusqu'à mettre en oeuvre le recyclage des corps en produits négociables, comme si la soumission puis l'extermination de l'autre n'étaient encore pas suffisantes ; en y pensant, le dégoût est le seul sentiment qui m'envahit, quand je pense à l’Holocauste.

A cette construction intrinsèque (la soumission de l’autre), s'ajoute, suivant les périodes de l'Histoire, ce qui me paraît juste d'appeler "le prétexte". Ici, ils étaient juifs pour la plupart, et dans tous les cas ils étaient ceux qui étaient considérés comme "différents".

Et sur la base de ce prétexte ajouté à la volonté de soumission de l’autre, les privations, la torture, l'extermination, le commerce de leur corps même, devaient trouver une justification collective.

Hitler avait été élu par une très très grande majorité, tel que je le rappelais dans un de mes articles sur mon blog ici en 2017.
Le nombre n'est pas toujours, la raison. C'est aussi, parmi d'autres éléments, la portée de la leçon que nous devons tirer de l'Holocauste, je le crois.

Et combien ont observé, en toute connaissance de cause, sans rien faire, confrontés à la nécessité de leur propre survie opposée à celle de cet autre calomnié, stigmatisé, harcelé, torturé, dépecé, dans le cadre d'une soumission véritable imposée aussi à certains observateurs ; ou nécessité feinte en toute complicité pour d'autres, ceux-là dont la question de la survie n'a en fait jamais été en jeu ?

Combien d'entre eux ont laissé faire, ou pire, ont conduit eux-mêmes, l'autre, à son asservissement, et jusqu'à sa mort ? Parfois, en racontant qu’il s’agissait juste de les emmener de force, mais pour leur bien, en toute bienveillance...dans cette autre contrée.

Artistes, musiciens, érudits, personnes lettrées, artisans, et ils étaient en nombre des juifs, mais aussi tout individu de toute condition, juif ou non, des hommes, des femmes et des enfants, allaient devoir tout abandonner, et apprendre de force, la nouvelle devise du Reich pour leur bien : travailler pour le Reich, obéir aux devoirs fixés par le Reich, pour le bien du peuple tout entier ; à première vue, rien d’inquiétant vous dit-on, c’est pour le bien du peuple. Enfin, mais tout de même, quiconque n’est pas d’accord, juif ou pas, a nécessairement tort, et surtout pas le droit de l’exprimer ; il doit être enfermé pour son bien vous dit-on, il ne doit pas parler trop fort, surtout pas hausser le ton, il doit apprendre à ne pas contester le Reich, et s’il aide ceux que l’on prive de leurs biens pourtant légitimes et que l’on prive même de leur vie, il doit être tué, immédiatement.

Des trains entiers ont ainsi emmené des femmes et des hommes, et leurs enfants, en les obligeant à tout abandonner de leur vie parce qu’ils étaient différents, ils n’étaient pas conformes aux droits concédés ou aux devoirs décidés, pour le peuple, par le Reich.

Ces trains les ont conduits vers des camps de travail forcé, et des camps de mort, monstrueusement organisés, pour les soumettre.

Les plus imaginatifs pour inventer de nouvelles ressources collectives, auto-proclamés bienveillants, ont inventé des procédés pour fabriquer du savon avec certains éléments des corps meurtris.

Il faut méditer tout cela, à l’heure où beaucoup veulent refaire un monde qui en effet, n’est pas parfait. Pas qu'il faille abdiquer devant son imperfection, simplement, il faut méditer tout cela suffisamment, parce que réfléchir, évite que l'on ne fasse pas mieux, et évite surtout que l'on fasse pire.

N’oublions jamais que la liberté de l’individu, l'autre, est le principe. N’oublions pas non plus que seul le droit y fixe parfois des exceptions légales parce que légitimes, ni que l’Histoire a déjà démontré que la loi vite faite ou la loi dans de mauvaises mains ou fabriquée par un régime arbitraire, pouvait être illégitime. Tout simplement parce que l'être humain est aussi capable du pire.

L’Holocauste, en est l’illustration.

Voilà, de mon point de vue, le mal dont souffre l'Humanité, depuis la nuit des temps. Et je crains, que ce mal soit bien toujours là, parmi nous, au quotidien. On le voit partout à travers le monde.

Combien l’ont oublié, ou préfèrent l’oublier, en observateur intéressé, qui y gagne quelque chose ? un avantage quelconque, parfois, juste pour gagner un peu d’argent, ou encore un peu plus de celui dont on dispose déjà; ou encore simplement pour exister un instant dans la lumière, ou juste dans le regard éphémère d’un groupe, un clan, donnant droit de vie ou de mort, au sens propre ou figuré, et dans tous les cas usant de soumission, selon des critères arbitraires ou utilisés arbitrairement.

N’est pas forcément bienveillant, qui affirme l’être.

N’oublions jamais que la liberté de l’individu, l'autre, est le principe. Sinon, tout devient in fine négociable, le corps, la vie, après les biens sans consentement véritable ou sans droit de contester avant d’en être privé.

Dans les petits gestes quotidiens de soumission de l'autre, déjà inacceptables, n’oubliez jamais qu'il s'agit bien déjà d'un monstre qui s’exprime là, capable du pire, et qui ne dort que d'un œil, en chaque être humain.

16 septembre 2008

"Réinventer le progrès", les 18 et 19 Octobre - L' Université de la Terre à l'Unesco

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A l'heure d'une crise financière mondiale et face à la limite imposée par Dame nature, qui nous montre, elle aussi, un peu plus chaque jour, l'ampleur de nos erreurs passées, nous sommes tous concernés pour réfléchir aux solutions.

L'Université de la Terre est un formidable moment d'échanges, et réunit des experts, des industriels, des entreprises de tous secteurs, et tous les citoyens qui le souhaitent, gratuitement, pour débattre et trouver ensemble la meilleure voie à suivre, pour un développement durable de l'Humanité.

Venez nombreux ! C'est un moment incomparable pour remobiliser les esprits sur les questions essentielles ! Quand on sort de l'Université de le Terre, une étrange énergie nous habite, celle de l'Humanité ; on n'est plus jamais comme avant ; un peu plus riche, un peu plus conscient.